Élections scolaires: silence des politiciens

Le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, a lui-même... (Photo Pascal Ratthé, Le Soleil)

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Le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, a lui-même placé le taux de participation au coeur des enjeux électoraux.

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(Québec) Après avoir analysé ou critiqué publiquement la tenue des élections scolaires depuis des semaines, les élus des principaux partis politiques ont refusé de commenter dimanche le résultat du scrutin scolaire.

La Coalition avenir Québec a vilipendé les commissions scolaires, prônant l'abolition de la structure. Certains députés caquistes ont incité les électeurs à demeurer à la maison le jour du vote. Le chef de la CAQ, François Legault, a admis boycotter les élections scolaires. «Je ne vois pas l'intérêt de voter», a-t-il déclaré samedi. Aucun député caquiste n'a voulu commenter dimanche soir le faible taux de participation aux élections.

Aucun élu du Parti québécois n'a voulu également faire part de ses impressions dimanche soir sur les résultats électoraux. L'opposition officielle a reproché par le passé à la CAQ son désir d'abolir les commissions scolaires.

Le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, a lui-même placé le taux de participation au coeur des enjeux électoraux. «Ça va devenir un critère pour le futur des commissions scolaires. Si vous croyez que les commissions scolaires sont importantes, on vous demande de l'exprimer en allant voter», a-t-il déclaré, liant la survie des commissions scolaires au vote citoyen.

Dimanche soir, le ministre libéral n'a pas voulu commenter le faible taux de participation, réservant ses commentaires pour plus tard.

«Révision assez profonde»

Le silence des élus locaux n'a pas empêché le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, de laisser planer dimanche une «révision assez profonde» du réseau scolaire.

En mission en Islande, où il participait à une conférence internationale sur le développement nordique, le premier ministre a confirmé que son gouvernement planchait sur un grand rebrassage des cartes qui redéfinira le mandat confié aux enseignants et aux directions d'école, chargées de prendre la relève des commissions scolaires quant aux services de nature pédagogique.

«Au cours des prochaines semaines», Québec va donc recentrer l'encadrement au palier local, dans le cadre d'une «révision assez profonde du mandat et des responsabilités des différents paliers dans le réseau scolaire», a confirmé Philippe Couillard.

«La mission en éducation, c'est l'enfant et les enseignants», a-t-il dit, en prônant une «simplification» des structures d'encadrement du réseau scolaire et une décentralisation vers le palier local.

«Ce qu'on veut faire, c'est donner encore plus d'importance à l'enseignant, à son interaction avec l'enfant, et à l'école», a-t-il indiqué.

Il n'a pas voulu dire si son gouvernement allait fusionner ou abolir un nombre important de commissions scolaires, ou encore se contenter de les amputer d'un certain nombre de responsabilités. «Plusieurs scénarios» sont à l'étude, a-t-il simplement dit. Avec La Presse Canadienne

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