Un remerciement ironique de PKP au cofondateur de la CAQ

Pierre Karl Péladeau... (Archives La Presse)

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Pierre Karl Péladeau

Archives La Presse

<p>Michel Corbeil</p>

(Trois-Rivières) Pierre Karl Péladeau a remercié sur fond d'ironie l'homme d'affaires et cofondateur de la CAQ Charles Sirois de lui faire savoir qu'il pourrait conserver le contrôle de Québecor s'il limite ses ambitions politiques à être député ou ministre.

C'est de nouveau sur sa page Facebook que le député péquiste de Saint-Jérôme a choisi de répliquer à un adversaire. Il a signé, tôt dimanche matin, un billet en réponse aux commentaires de M. Sirois au congrès que la Coalition avenir Québec a tenu à Trois-Rivières pendant la fin de semaine.

Pierre Karl Péladeau a débuté en notant que «c'est le cas de le dire, la CAQ est une coalition. Ce doit être la raison pour laquelle se retrouvent à la CAQ toutes sortes d'opinions : des oui-oui, des non-non, des peut-être et surtout, du n'importe quoi.»

PKP ne manque pas de noter la différence d'opinion entre M. Sirois et l'autre cofondateur et chef de la formation politique, François Legault.

«De façon péremptoire et feignant l'outrage, [ce dernier] déclare que je dois choisir entre être député et actionnaire de Québecor. Son ami, le président du conseil de la Canadian Imperial Bank of Commerce», écrit-il en utilisant l'appellation anglaise de l'institution, «Charles Sirois, fait plutôt dans la nuance : député [ou] ministre, oui; mais pas PM», soit premier ministre.

Pierre Karl Péladeau est pressenti comme un candidat à la succession de Pauline Marois. Il n'a toujours pas décidé de se lancer dans la course.

Samedi, Charles Sirois a affirmé que «député de Saint-Jérôme, ça ne me dérange pas qu'il garde tout ce qu'il a [l'actionnariat de contrôle de Québecor]. Même s'il devenait ministre dans un gouvernement péquiste, ça me dérange plus ou moins», si le portefeuille ministériel n'est pas lié à un domaine où oeuvre le conglomérat.

Par contre, «si jamais il devient premier ministre, c'est une drôle de situation où, dans tous les gestes que tu veux accomplir, la population va te questionner, a laissé entendre

M. Sirois. Je trouve ça un peu malsain de sa part.» Le milliardaire Sirois n'en a pas contre la propriété des médias de Québecor, mais plutôt contre la place que prend l'empire dans la sphère publique québécoise, un empire dont les activités sont concentrées au Québec.

Sur Facebook, M. Péladeau a poursuivi sur le même ton son message. «Je vous remercie, M. Sirois, de votre conseil.»

Mais il lui a décoché un jab. «Et je vous invite à vous présenter dans une circonscription pour vous faire élire si vous souhaitez participer plus en profondeur au débat de l'avenir de notre pays le Québec. Sans partisanerie, le Québec devrait en être gagnant.» Samedi, Charles Sirois a insisté qu'il n'a aucune intention de faire de la politique active.

Au point de presse clôturant le congrès caquiste, François Legault a nié qu'il y a divergence d'opinion avec M. Sirois. Ce dernier n'a pas voulu se prononcer sur la séparation du pouvoir politique de celui des médias, a avancé M. Legault. Or, il s'agit de l'objet même de la motion de la CAQ pour forcer PKP à choisir entre sa carrière politique et son entreprise. Quant à son droit de propriété s'il est ministre, «c'est pas simple, mais c'est pas impossible. Ça doit être examiné.»

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