Des caquistes voteront pour les commissions scolaires, tout en prônant leur abolition

François Legault a nié qu'en votant, les élus lancent... (Photothèque Le Soleil)

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François Legault a nié qu'en votant, les élus lancent le message que des membres de la CAQ sont favorables au maintien des commissions scolaires. «Je pense que chacun doit décider», a-t-il commenté.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Trois-Rivières) La CAQ préconise l'abolition des commissions scolaires. Mais des élus de cette formation voteront aux élections scolaires, aujourd'hui. Il ne faut y voir ni division ni contradiction interne, affirment les caquistes, à commencer par leur chef.

Au congrès de la Coalition avenir Québec, François Legault n'a soulevé aucune objection face à la décision, dont ont fait part aux médias trois de ses députés, Simon Jolin-Barrette (député de Borduas), Lise Lavallée (Repentigny) et Sylvie D'Amours (Mirabel), d'exercer leur droit de vote.

M. Legault a nié qu'en posant leur geste, les élus lancent le message que des membres de la CAQ sont favorables au maintien des commissions scolaires. «Je pense que chacun doit décider», a-t-il commenté.

«Dans mon cas, pour la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, je ne vois pas de différences dans les programmes des deux candidats. Je ne vois pas l'intérêt de voter.»

M. Legault a laissé entendre qu'il «trouve un peu ridicule» que le ministre de l'Éducation Yves Bolduc ait laissé entendre qu'un faible taux de participation l'amènerait à réfléchir sur l'existence de ces organismes. «Il s'agit de voir les taux de participation des dernières élections [8 %]. Les mêmes causes amenant les mêmes effets, il n'y a aucune raison de voir une différence, dimanche [aujourd'hui].»

Les trois élus qui participeront au suffrage scolaire ont insisté sur le fait qu'aucun mot d'ordre pour boycotter l'élection ne circule dans leur aile parlementaire.

«Libre choix»

«Je vais aller voter, j'ai toujours été voter, a décrété Sylvie D'Amours. Ce n'est pas mon vote qui fera augmenter le taux de participation. Je souhaite toujours l'abolition des commissions scolaires. Mais la structure est là; la démocratie est là; nous l'utiliserons.»

«Nous avons le libre choix d'aller voter», a plaidé Simon Jolin-Barrette. Ce qui ne l'a pas empêché de blâmer le ministre Bolduc «de se servir de cette élection comme référendum plutôt que de prendre la décision d'économiser 20 millions $ en ne tenant pas d'élections scolaires.

«Je suis en désaccord» avec ce palier de gouvernement, a-t-il poursuivi. Mais quand vous avez une instance démocratique, je considère que c'est important d'exercer son droit de vote. C'est une position très personnelle.»

«C'est un droit démocratique, tout simplement, a répondu Mme Lavallée aux médias. J'appuie la position de notre parti». Sauf que, «s'il y a des équipes qui se présentent l'une contre l'autre, j'ai le droit de choisir».

La plupart des élus rencontrés ont cependant annoncé qu'ils s'abstiendront de voter. Il n'y a que le leader parlementaire François Bonnardel qui n'a pas voulu dévoiler ce qu'il fera. «Vous ne saurez pas si je vote, a-t-il lancé. Je ne veux pas influencer les Québécois.»

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