Rencontre «secrète» à l'UMQ: vertement démenti, Jean Gagnon persiste et signe

«À partir du moment où je me fais... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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«À partir du moment où je me fais voler, je ne mettrai pas des gants blancs», a lancé M. Gagnon en allusion au projet de loi 3 qu'il qualifie de «hold-up» des caisses des employés municipaux.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Même si ses allégations sont démenties de toutes parts, le président du syndicat des cols blancs, Jean Gagnon, persiste et signe : les maires de l'Union des municipalités du Québec ont refusé d'appliquer les mesures du projet de loi 3 à leur propre régime de retraite lors d'une récente rencontre secrète, dit-il.

Le chef syndical qui dénonce une «omerta à l'UMQ» ne se dit toutefois pas en mesure de fournir une véritable preuve pour étayer ses accusations.

«Je maintiens mon point», a réitéré Jean Gagnon jeudi matin. Et tant pis si la présidente de l'UMQ, Suzanne Roy et les maires Régis Labeaume et Gilles Lehouillier assurent qu'une telle rencontre n'a jamais eu lieu. «Ça ne me dérange pas. À partir du moment où je me fais voler, je ne mettrai pas des gants blancs», a lancé M. Gagnon en allusion au projet de loi 3 qu'il qualifie de «hold-up» des caisses des employés municipaux.

L'affaire a commencé mercredi soir alors que M. Gagnon a mené une charge à fond de train contre l'UMQ.

Il assure avoir appris l'existence d'une réunion récente où une majorité de maires auraient refusé de voir appliqué à leur propre régime de retraite ce qu'ils demandent à leurs employés. M. Gagnon affirme que l'UMQ a tout fait pour cacher l'existence de ce vote. «C'est un scandale», a lancé M. Gagnon mercredi.

«C'est entièrement inventé. Cette rencontre n'existe pas», a vertement répliqué la présidente de l'UMQ, Suzanne Roy au Soleil jeudi matin.

«Il n'y a eu aucune rencontre particulière sur le projet de loi 3. Et il n'y a pas eu de vote d'une majorité d'illustres fantômes non plus. Je ne sais pas d'où on sort cela», a ironisé celle qui est aussi mairesse de Sainte-Julie.

«C'est un peu triste. Ce n'est même pas une mauvaise interprétation, c'est entièrement faux. C'est incroyable, parce qu'il n'y a même pas un soupçon de vérité là-dedans.»

Des preuves?

Or, Jean Gagnon maintient son point. Il reconnaît n'avoir en main aucun document confirmant la tenue d'une telle rencontre. «Mais ç'a été dit lors d'une rencontre devant 1500 délégués syndicaux à Montréal», a-t-il justifié.

La tenue d'une telle réunion aurait aussi, dit-il, été confirmée par «des sources» qu'il garde confidentielles.

Selon Jean Gagnon, si les maires veulent prouver qu'il a tort, ils devraient tous adopter des résolutions dans leur conseil municipal pour que leurs régimes de retraite soient touchés par les modalités de la loi 3. «Ils ont rien qu'à l'adopter. Ça va prouver que j'ai tort. Ou qu'ils me poursuivent et je les ferai comparaître», a-t-il bravé.

Les maires de Québec, Montréal et Lévis souhaitent que les élus montrent l'exemple en appliquant les mesures du projet de loi 3 à leur propre régime de retraite.

Jeudi, Gilles Lehouillier, maire de Lévis et trésorier de l'UMQ a assuré qu'une telle réunion n'a jamais eu lieu.

Le maire de Québec Régis Labeaume a aussi dit n'avoir jamais été mis au courant d'une rencontre. «Jean Gagnon, c'est Jean Gagnon», a-t-il laissé tomber à propos du chef syndical. Avec Stéphanie Martin

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