Paradis croit que Péladeau n'intervenait pas dans ses médias

Le député caquiste nouvellement élu François Paradis a... (Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Le député caquiste nouvellement élu François Paradis a été assermenté mardi matin à l'Assemblée nationale.

Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) François Paradis, député caquiste nouvellement élu et ex-animateur chez TVA, ne croit pas que Pierre Karl Péladeau soit déjà intervenu dans les médias de Québecor dont il est l'actionnaire de contrôle.

Mardi, au terme de son assermentation comme représentant de Lévis à l'Assemblée nationale, M. Paradis a indiqué que c'est par principe qu'il endosse la motion de sa formation pour contraindre M. Péladeau à choisir entre sa carrière en politique et son empire médiatique.

En impromptu de presse, François Paradis a répondu que, «personnellement», à l'époque où il était animateur à la télé, il n'a pas jamais été contacté par celui qui était alors son grand patron. «Ça n'engage que moi», a-t-il précisé.

Il a ajouté qu'il n'a pas eu davantage connaissance d'intervention de PKP, le surnom de M. Péladeau, dans les salles de rédaction de Québecor. «Non. Très sincèrement», il n'a pas eu vent de tels gestes. «Parce que, de mon côté, je m'occupais de mon émission, qui était quotidienne, en direct», a-t-il expliqué.

Le député n'a pas voulu dire s'il croit le magnat de la presse québécoise lorsqu'il prétend qu'il n'exercera aucune influence auprès des journalistes. «Ce que je peux vous dire, c'est qu'au moment où j'y étais (chez TVA), je n'ai pas eu contact de quelque nature que ce soit avec Pierre Karl Péladeau. Il n'était pas en politique, non plus», a-t-il fait remarquer.

«La réflexion de base, c'est d'éviter ce risque qu'il (puisse) y avoir dérapage entre le pouvoir politique et le pouvoir médiatique. Que chacun ait leur ligne et leur chemin. Quand bien même qu'il n'y a pas de cas précis, le risque potentiel existe. Les médias doivent être indépendants du pouvoir politique.»

 «Il y a là un problème»

M. Paradis n'a pas voulu dire si la promesse de M. Péladeau de placer son actionnariat de contrôle dans une fiducie sans droit de regard et de s'engager «sur l'honneur» à ne pas intervenir dans les salles de rédaction lui apparaît comme une solution adéquate. «On en reparlera», a-t-il laissé tomber avant que son chef François Legault ne reprenne le micro.

Le chef de la CAQ a répété que la formule, mise de l'avant par celui que la classe politique voit comme un candidat à la succession de Pauline Marois, ne répond pas à la définition d'une vraie fiducie sans droit de regard. «M. Péladeau est-il prêt à ce que le fiduciaire puisse vendre ses actions? Poser la question, c'est y répondre. Il y a là un problème.»

Le leader de la Coalition avenir Québec a souligné que François Paradis a exercé son métier d'animateur au moment où M. Péladeau n'avait pas encore annoncé son ambition de briguer les suffrages dans la circonscription de Saint-Jérôme.

«Ce que nous disons depuis le début, a fait valoir François Legault, c'est que ça pourrait mettre mal à l'aise certains journalistes de devoir critiquer le patron de leur entreprise, maintenant en politique. Ce n'est pas la situation que François Paradis a connue.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer