Ottawa s'adaptera à l'évolution de la menace terroriste, promet Steven Blaney

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Le député de Lévis-Bellechasse, Steven Blaney, dit être «plus qu'impatient» de déposer son projet de loi en chambre pour donner plus de pouvoirs au Service canadien du renseignement de sécurité.

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(Québec) Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Steven Blaney, veut donner «tous les outils nécessaires» aux agences d'application de la loi et de la sécurité nationale et promet que son gouvernement s'adaptera à l'évolution de la menace terroriste.

Plus question pour le ministre de voir un suspect terroriste échapper aux mains des autorités, comme cela a été le cas avec Martin Rouleau-Couture, qui a commis un attentat à Saint-Jean-sur-Richelieu plus tôt cette semaine.

Un peu plus de 24 heures après que Michael Zehaf Bibeau eut semé la terreur à Ottawa, M. Blaney s'apprêtait jeudi soir à rencontrer les représentants de la loi et de l'ordre au pays pour évaluer avec eux s'ils disposaient «d'outils suffisants» pour assurer la protection des Canadiens.

Mercredi, Steven Blaney devait déposer à la Chambre des communes un projet de loi visant à donner plus de pouvoirs au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) afin de renforcer sa capacité de mener des enquêtes sur les menaces à l'extérieur du Canada.

Pourrait-il modifier son texte pour lui donner encore plus de mordant? «C'est clair qu'à ce moment-ci on évalue les différents mécanismes qui sont disponibles», répond le ministre. «Je peux vous assurer qu'on va s'adapter à l'évolution de la menace», ajoute-t-il sans préciser sa pensée.

Le député de Lévis-Bellechasse dit être «plus qu'impatient» de déposer son projet de loi en chambre et le voir progresser le plus rapidement possible, et ce, afin «qu'on puisse avoir des dossiers bien étoffés qui nous permettent en toute légalité de procéder à des arrestations et des dossiers qui collent».

Il souligne qu'il est très difficile pour les autorités de porter des accusations ou de procéder à des arrestations sans avoir des dossiers qui tiennent le coup devant les tribunaux. «On doit évaluer si nos agences d'application de la loi ont tous les outils nécessaires pour porter des accusations d'une part, mais également, s'assurer que ce sont des accusations qui vont mener à des décisions de culpabilité et des sentences.»

Silence radio à la Sûreté du Québec

La Sûreté du Québec (SQ) refuse de divulguer le nombre de Canadiens qui vivent dans la province et qui représentent des risques pour la sécurité nationale.

Les différentes agences de lutte au terrorisme ont recensé quelque 90 Canadiens qui vivent au pays et qui pourraient être susceptibles de fomenter des attentats.

«Nous détenons la liste et les informations que nous avons en notre possession nous permettent de faire notre travail, a expliqué le porte-parole de la SQ, Guy Lapointe. Afin de réaliser nos enquêtes, les renseignements que vous demandez doivent demeurer confidentiels.»

Un ancien agent du Service canadien du renseignement de sécurité, Michel Juneau-Katsuya, estime que de rendre publiques ces informations créerait une psychose dans la population, ce qui nuirait au travail des policiers.

«Il n'y aurait aucun bénéfice à donner ces renseignements au public. Les policiers passeraient leur journée à répondre à des plaintes à ce propos, pour des motifs injustifiés. Ça serait la chasse continuelle au Bonhomme Sept Heures.»

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