Apparence de conflit d'intérêts d'une élue caquiste: Legault mécontent

«On est en train d'apprendre, tout le monde,... (Photothèque Le Soleil)

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«On est en train d'apprendre, tout le monde, comment gérer avec le Code d'éthique, explique François Legault, chef de la Coalition avenir Québec. Il y a des députés qui sont nouveaux, comme Sylvie D'Amours. Je pense que c'est une leçon pour tout le monde.»

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(Québec) François Legault affirme que sa députée Sylvie D'Amours a commis une «erreur» en soumettant un amendement à un projet de loi qui aurait pu favoriser l'entreprise agricole qu'elle possède.

Elle a commis «une erreur de faire des propositions» qui auraient «pu un jour s'appliquer à son entreprise», soutient le chef de la Coalition avenir Québec. Il se dit mécontent.

Selon François Legault, il y a, à tout le moins, «apparence de conflit d'intérêts» dans cette affaire. La faute en incomberait à l'inexpérience de sa députée.

«On est en train d'apprendre, tout le monde, comment gérer avec le Code d'éthique. Il y a des députés qui sont nouveaux, comme Sylvie D'Amours. Je pense que c'est une leçon pour tout le monde.»

Le chef caquiste affirme qu'il s'assurera auprès de tous ses élus «que ce genre de situation ne se reproduise plus». Du même souffle, il précise que la députée de Mirabel a défendu une position non pas personnelle, mais du parti.

C'est aussi ce que rappelle la principale intéressée, qui admet avoir commis une erreur tout en plaidant sa bonne foi.

«J'ai mentionné pendant la commission parlementaire que j'étais une productrice agricole, que j'avais une ferme, que j'avais eu des employés mexicains, guatémaltèques, que j'avais eu aussi des entreprises de ma famille rapprochée. L'erreur est là, je la reconnais maintenant, mais j'étais de bonne foi», dit-elle.

Intérêt personnel

Ces dernières semaines, la députée de Mirabel, Sylvie D'Amours, est intervenue à plus d'une reprise lors de l'étude d'un projet de loi sur les travailleurs agricoles. Or, elle est actionnaire de l'entreprise Les Gestions Chou-Bec inc., dont le premier secteur d'activité est une ferme maraîchère et le deuxième, un vignoble.

Le Parti québécois, dans une lettre que rapportait Le Soleil ce matin, fait valoir au commissaire à l'éthique et à la déontologie que Mme D'Amours avait un «intérêt personnel et financier» propre dans ce dossier. Et qu'elle n'aurait donc jamais dû prendre part aux séances de l'Assemblée nationale sur le projet de moi modifiant le Code du travail à l'égard de certains salariés d'exploitations agricoles. Et encore moins déposer un amendement qui aurait pu l'avantager personnellement.

La loi a été adoptée mardi. Elle fera en sorte que les petites fermes employant moins de trois salariés ne seront pas soumises à la syndicalisation.

Il y a deux semaines, la députée caquiste avait présenté un amendement pour faire en sorte que le projet de loi s'applique aux exploitations agricoles de moins de six salariés plutôt que de trois. L'amendement a finalement été rejeté.

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