Couillard n'écarte pas un lien entre l'attentat et l'engagement du Canada contre l'EI

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Le premier ministre Philippe Couillard indique qu'il n'est pas tout à fait étonné des événements survenus, lundi. «Très triste que cela se produise chez nous. Mais surpris? Pas vraiment. [...] Dans le contexte mondial actuel, pas vraiment surpris. Je sentais que notre pays était possiblement visé.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Philippe Couillard n'écarte pas qu'il puisse exister une relation entre l'attentat commis à Saint-Jean-sur-Richelieu et l'engagement du Canada face au groupe armé État islamique (ÉI) au Moyen-Orient. Mais la motivation de Martin Couture-Rouleau réside ailleurs, dans la détestation de notre société démocratique, avance le premier ministre.

Mardi, à la réunion de son aile parlementaire, le chef du gouvernement a admis qu'il «peut y avoir un lien» à ce sujet avec le jeune homme qui a lancé sa voiture contre des militaires, dont un a perdu la vie.

«Mais comme je vous l'ai dit, il y a quelque temps, foncièrement, c'est la haine de ces groupes envers la notion même de société démocratique» qui est à l'origine du drame. Une haine qui anime les auteurs d'actes de terreur aveugle, suggère-t-il.

«C'est ça qui est en jeu», reprend M. Couillard devant les journalistes. «Nous sommes heureusement une de ces sociétés» démocratiques. Par contre, «il faut relativiser cette menace. Il ne s'agit pas de sombrer dans l'inquiétude outre mesure.»

Pas vraiment de surprise

Le chef libéral indique qu'il n'est pas tout à fait étonné des événements survenus, lundi. «Très triste que cela se produise chez nous. Mais surpris? Pas vraiment. [...] Dans le contexte mondial actuel, pas vraiment surpris. Je sentais que notre pays était possiblement visé.

«Le risque augmente, poursuit le premier ministre. D'ailleurs, vous avez vu les communications qui émanent de ce groupe (armé). Il appelle littéralement les gens à attaquer les représentants des forces policières ou des militaires dans les pays» qui combattent l'ÉI.

M. Couillard fait le parallèle avec un meurtre perpétré, il y a un peu plus d'un an, en Angleterre, à Londres. «Ces gens-là veulent attirer l'attention. Ça fait partie de la stratégie.»

Il laisse entendre qu'un gouvernement est restreint dans les moyens pour affronter une «forme de terrorisme la plus difficile à détecter», celle d'individus «qui agissent souvent de façon spontanée», en étant à l'écart de tout groupe.

Les forces policières d'Ottawa et du Québec travaillent de concert, insiste-t-il. «Toutes les mesures de sécurité sont prises. Toutes les précautions sont prises. Mais le Québec n'est pas à l'abri.»

Son ministre de la Santé, Gaétan Barrette, médecin de formation, est un de ceux qui ont soulevé la possibilité de problèmes de santé mentale chez Martin Couture-Rouleau. «On découvrira probablement qu'il avait des problèmes particuliers», dit M. Barrette de l'enquête à venir.

Minute de silence

À L'Assemblée nationale, les élus ont observé une minute de silence. Le chef par intérim du Parti québécois Stéphane Bédard a exprimé la solidarité de sa formation «envers les familles des deux militaires (...) particulièrement en ce qui concerne l'adjudant Patrice Vincent», tué à l'âge de 53 ans.

Dave Turcotte, le député péquiste de Saint-Jean, où a eu lieu la tragédie, a soulevé que l'événement «soulève beaucoup de questions» autant en matière de sécurité que de santé mentale. «Pour l'instant, il ne faut pas s'alarmer. Nous sommes en sécurité», a-t-il glissé en mentionnant qu'il est en liaison avec les policiers comme avec les dirigeants de la garnison de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Le chef de la Coalition avenir Québec François Legault s'est distancié des propos de Philippe Couillard. Il a invité tout le monde à «être très prudent avant de faire lien avec le terrorisme international». Pour le caquiste, dans l'immédiat, il faut se limiter à offrir des pensées aux personnes qui vivent les conséquences d'un «geste d'une violence inexplicable».

Mise en garde de QS

La députée Françoise David, de Québec solidaire, a elle aussi mis en garde tous ceux qui voudraient tirer des conclusions trop rapidement. «Seul le travail des policiers permettra deconnaître avec certitude les motifs profonds de l'individu qui a perpétré ce crime» qui a suscité chez elle «tristesse» et «étonnement».

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