Direction du PQ: Ouellet proposera un référendum dès le premier mandat

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Même si la course à la succession de Pauline Marois ne débute que le 4 février, la députée péquiste de Vachon, Martine Ouellet, a déjà commencé mercredi à recueillir des signatures. Elle a jusqu'au 30 janvier pour obtenir l'endossement de 2000 membres en règle de la formation, venant d'au moins 50 circonscriptions.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Dans la course à la succession de Pauline Marois, la députée Martine Ouellet est la première à s'approcher officiellement de la ligne de départ. Tout indique que la péquiste, que plusieurs associent à la cause environnementale, jouera aussi la carte du développement économique.

Mme Ouellet s'est rendue à la permanence du Parti québécois (PQ), mercredi, pour réclamer son bulletin de mise en candidature. Les Pierre Karl Péladeau, Jean-François Lisée, Bernard Drainville et Alexandre Cloutier, candidats annoncés de la course, ne l'ont pas encore fait, confirme le PQ.

Jointe mercredi, l'élue représentant Vachon à l'Assemblée nationale a souligné qu'il ne s'agit, pour l'instant, que d'une étape. Elle a jusqu'au 30 janvier pour obtenir l'endossement de 2000 membres en règle de la formation, venant d'au moins 50 circonscriptions.

La course pour laquelle elle se met en lice aura plutôt les allures d'un marathon. Elle ne démarre officiellement que le 4 février. Mais Martine Ouellet a commencé dès mercredi à recueillir des signatures. En fin de semaine, elle visitera quatre circonscriptions de la région des Laurentides, au nord de Montréal, pour obtenir le soutien de partisans.

Un référendum au premier mandat

Si elle est élue chef, Martine Ouellet proposera la tenue d'un troisième référendum sur la souveraineté dès le retour au pouvoir du Parti québécois.

À cet égard, elle se démarque de deux de ses adversaires éventuels, Jean-François Lisée et Bernard Drainville, qui suggèrent de repousser l'échéance référendaire à un deuxième mandat de gouvernement. «Je pense qu'il est tout à fait possible de le faire dans le premier mandat», a déclaré Mme Ouellet à La Presse Canadienne, mercredi.

«Une campagne fait toute la différence, a expliqué celle qui est identifiée au camp des "pressés" au sein du PQ. Je suis allée en Écosse et ils [les souverainistes] sont passés d'un appui en bas de 30 % pour atteindre 45 %. Ils ont augmenté de 15 points de pourcentage pendant la campagne référendaire».

Dans un communiqué de presse, la députée souligne qu'elle milite depuis 28 ans au Parti québécois (PQ). Elle s'est notamment fait connaître au sein du comité sur l'environnement. «Ceux qui croient en un Québec indépendant, solidaire, vert et prospère», écrit-elle.

Mais elle insiste aussi sur le fait qu'elle est diplômée en génie mécanique, titulaire d'une maîtrise en administration des affaires et qu'elle a travaillé pendant 18 ans chez Hydro-Québec comme gestionnaire.

En entrevue, elle a dit trouver «très surprenant» que certains l'aient «associée presque exclusivement à l'environnement». Selon elle, à son arrivée en politique, l'ex-chef libéral Jean Charest a voulu lui accoler une étiquette que les médias ont reprise.

Mme Ouellet a insisté pour dire que son militantisme n'a pas été qu'axé sur l'écologie. Quant à ses «activités professionnelles, c'est dans le développement économique», y compris l'industrie lourde et l'énergie, a-t-elle mentionné.

Pour Martine Ouellet, la course à la chefferie «est un moment privilégié pour apporter au parti ainsi qu'à l'ensemble du mouvement souverainiste l'oxygène nécessaire à l'émergence de nouvelles idées». Elle n'a pas voulu commenter si la participation du député vedette Pierre Karl Péladeau, favori pour l'emporter dans les sondages, est indispensable au renouveau qu'elle souhaite.

Par contre, son adhésion au PQ démontre, selon elle, «à quel point le Parti québécois peut attirer des gens de tous les milieux». Martine Ouellet a de nouveau refusé de se prononcer sur la controverse soulevée par

M. Péladeau, actionnaire de contrôle de Québecor, candidat probable à la direction du PQ et, s'il devient chef, aspirant premier ministre. «Il ne faut pas personnaliser le débat», a-t-elle commenté avec prudence. 

Avec La Presse Canadienne

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