Des chefs fédéraux déjà en campagne

En point de presse mardi, le chef libéral... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

En point de presse mardi, le chef libéral Justin Trudeau a ouvert la porte devant les journalistes à l'idée de consulter une nouvelle fois les Canadiens sur le droit de mourir dans la dignité.

Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le long congé de l'Action de grâce au Canada semble avoir donné le coup d'envoi à la campagne électorale fédérale. À près d'un an du scrutin, Stephen Harper et Justin Trudeau ont choisi de faire de l'oeil à la région de la Capitale-Nationale, tandis que Thomas Mulcair y est allé d'une promesse électorale calquée sur un programme bien québécois, des garderies à coût unique partout au pays.

Le premier ministre du Canada et chef du... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 1.0

Agrandir

Le premier ministre du Canada et chef du Parti conservateur du Canada, Stephen Harper, était de passage à Sept-Îles mardi matin. 

Le Soleil, Yan Doublet

Le Québec, et particulièrement la région de la Capitale-Nationale, faisait l'objet des convoitises conservatrices et libérales mardi alors que Stephen Harper et Justin Trudeau s'y trouvaient en même temps pour courtiser son électorat.

Le chef du Parti conservateur du Canada, Stephen Harper, a lancé le bal mardi matin à Sept-Îles en annonçant une entente entre Québec et Ottawa sur la gestion conjointe des ressources pétrolières dans le golfe du Saint-Laurent (voir autre texte). Le premier ministre s'est ensuite rendu à la base militaire de Valcartier pour passer la garde rouge en revue.

Ce détour n'était pas anodin. Ottawa a confirmé la semaine dernière le déploiement de troupes canadiennes au Moyen-Orient pour lutter contre le groupe armé État islamique et il n'est pas exclu que des soldats de Valcartier participent à l'offensive.

Depuis plus d'un an, le premier ministre multiplie ses visites dans la région de Québec. Il y était pas plus tard qu'au début du mois de septembre pour souligner l'anniversaire d'un des cofondateurs du pays, George-Étienne Cartier, et participer aux événements entourant le 150e anniversaire de la Conférence de Québec.

Celui qui aspire à le remplacer dans les rangs libéraux, Justin Trudeau, a également choisi la capitale nationale mardi pour tendre la main aux Québécois afin qu'ils prennent part à son «projet» visant à relancer le Canada après 10 ans de règne conservateur.

Devant les membres de la Chambre de commerce et d'industrie réunis au Hilton, le député de Papineau a répété à moult reprises à quel point le pays avait besoin que la province joue «un rôle important» alors que, selon lui, «tous les défis ne peuvent pas être réglés à Ottawa». Il a promis que sous sa gouverne, les premiers ministres de toutes les provinces et des territoires se réuniraient annuellement.

Mourir dans la dignité

Justin Trudeau s'est par ailleurs dit fier des Québécois qui vivent dans une province des plus démocratiques. Selon lui, le débat qui s'est tenu à l'Assemblée nationale sur le droit de mourir dans la dignité en témoigne. «Cela a été un grand moment de démocratie», a-t-il lancé. Plus tard en point de presse, il a ouvert la porte devant les journalistes à l'idée de consulter une nouvelle fois les Canadiens sur la question. «Je n'ai pas peur des débats controversés», a lancé le politicien, ajoutant qu'il avait hâte de connaître l'avis de la Cour suprême.

Celle-ci doit se pencher cette semaine sur le suicide assisté pour les patients en fin de vie. Plus tôt dans la journée, le premier ministre avait adopté une position à l'opposé de celle de son rival libéral. «Le Parlement a discuté de cette question il y a quelques années et nous n'avons pas l'intention de rouvrir ce débat», a soutenu M. Harper. 

Justin Trudeau en mode «travail acharné» à Québec

Trudeau promet de «travailler fort sur le terrain»

Le chef libéral, Justin Trudeau, ne cache pas qu'il y a fort à faire dans la région de Québec pour regagner le coeur des électeurs qui n'ont pas envoyé de député rouge au Parlement depuis plus de 10 ans.

L'aspirant premier ministre n'avait cependant pas de recette miracle pour rallier les gens de Québec derrière son parti au prochain scrutin de 2015. Justin Trudeau a néanmoins promis de revenir dans la région aussi souvent que nécessaire, de travailler fort sur le terrain et de bâtir une équipe «extrêmement» solide afin d'avoir des candidats «connectés dans la communauté qui ont aussi beaucoup à apporter à Ottawa». «Il n'y a pas de raccourci en politique, quand on a juste 37 sièges à travers le pays, on a beaucoup de travail à faire partout», a-t-il fait valoir.

Par ailleurs, dans son discours devant la Chambre de commerce de Québec, M. Trudeau a soulevé l'importance pour le Canada de se doter d'infrastructures dignes du XXIe siècle. Pour la région, cela signifie le développement du Port de Québec «pour qu'il soit un moteur de croissance économique et de productivité».

Il a également donné l'exemple de l'élargissement de l'autoroute Henri-IV et l'amélioration des ponts et des réseaux routiers. Finalement, M. Trudeau a souligné l'importance d'investir dans la culture et le tourisme comme «dans le Manège militaire et autres». M. Trudeau rencontre jeudi matin le maire de Québec, Régis Labeaume. 

Devant les journalistes, le chef du NPD, Thomas... (La Presse Canadienne, Sean Kilpatrick) - image 4.0

Agrandir

Devant les journalistes, le chef du NPD, Thomas Mulcair, promet de créer 370 000 nouvelles places abordables en garderie.

La Presse Canadienne, Sean Kilpatrick

Garderies à 15 $ dès le premier mandat du NPD

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, promet d'investir près de 5 milliards $ durant un premier mandat afin de créer 370 000 nouvelles places abordables en garderie.

Cet investissement, qui atteindrait 5 milliards $ par année après huit ans, viserait à plafonner à 15 $ par jour les frais de garde, a indiqué M. Mulcair en conférence de presse mardi à Ottawa. Le Québec, qui a déjà un réseau de garderies à 7 $ par jour, se verrait offrir une compensation financière pour maintenir son réseau à un coût abordable.

À l'heure actuelle, 900 000 enfants n'ont pas accès à une place abordable en garderie, selon le NPD. Certains couples doivent débourser entre 65 et 90 $ par jour pour envoyer leur enfant dans une garderie, comme c'est le cas au centre où M. Mulcair a choisi de faire son annonce.

Devant les journalistes, M. Mulcair a cité une étude de l'économiste Pierre Fortin démontrant que l'offre des services de garde avait permis à 70 000 mères d'intégrer le marché du travail au Québec. L'arrivée de ces femmes sur le marché du travail a engendré des retombées de 1,75 $ pour chaque dollar investi par le gouvernement québécois dans ce programme, selon les recherches de M. Fortin, présent à la conférence de presse de M. Mulcair.

Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, disait avoir «hâte» mardi de prendre connaissance de la proposition de son rival néo-démocrate. «Je parle depuis un an et demi du besoin de travailler pour que les familles canadiennes aient un avenir plus prospère», a-t-il souligné, affirmant qu'il était favorable à l'idée de collaborer avec les provinces et les municipalités pour les services à la petite enfance.

Mais le chef libéral a rappelé que l'idée n'était pas neuve puisqu'elle a été proposée par Paul Martin en 2004. «On est 10 ans plus tard, on était en surplus à ce moment-là», a-t-il laissé tomber. 

Avec La Presse et La Presse Canadienne

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer