Péladeau refuse de choisir entre politique et Québecor

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Député, chef ou premier ministre, Pierre Karl Péladeau affirme qu'il n'a pas à choisir entre Québecor et sa carrière politique. Il conservera son actionnariat de contrôle sur l'empire médiatique tant qu'il siégera comme simple député de Saint-Jérôme.

M. Péladeau y est allé de cette mise au point solennelle, mercredi matin, à l'Assemblée nationale. Il n'a répondu à aucune question des médias. Dans la salle réservée aux conférences de presse, il a dénoncé la résolution présentée par la Coalition avenir Québec pour qu'il vende ses actions dans Québecor.

Pour Pierre Karl Péladeau, la motion reflète une «partisanerie outrancière qui dépasse le respect que nous devons à nos institutions». Selon l'homme d'affaires, elle constitue «une porte ouverte» qui équivaudra à choisir qui peut ou ne peut pas embrasser la vie politique active.

Sur la vente de ses parts, M. Péladeau a été catégorique, une nouvelle fois. «Je n'ai pas à choisir entre représenter les citoyens de Saint-Jérôme et la détention du patrimoine qui m'a été légué par mon père», qui avait alors fait la démonstration que les Québécois peuvent «s'illustrer dans la sphère économique». Lui-même vise à léguer le conglomérat à ses enfants.

Il a plaidé que les citoyens de sa circonscription l'ont élu en connaissant parfaitement sa situation de patron de presse. En campagne électorale, il avait promis de placer dans une fiducie sans droit de regard ses parts dans Québecor.

Il ne le fera que s'il devient chef du Parti québécois (PQ), a-t-il indiqué. Il a aussitôt insisté sur le fait que, non seulement la course n'est pas lancée, mais qu'il n'a pas encore décidé s'il en fera partie.

À ce moment, il chargera un fiduciaire de gérer ses affaires sans l'en aviser, une décision qu'il n'est pas obligé de prendre tant qu'il n'est pas ministre ou chef de gouvernement, a-t-il souligné.

«Je ferai au moment opportun, a-t-il annoncé, une déclaration solennelle dans laquelle je m'engagerai à ne jamais intervenir dans le contenu éditorial des médias d'information, de quelque manière que ce soit. En tout état de cause, je continuerai à aimer mon pays, à défendre ses intérêts, sa richesse culturelle, sa langue et à garder ma volonté et ma détermination de faire du Québec un pays.»

C'est Jean-François Lisée qui a relancé la polémique sur M. Péladeau, lors du congrès tenu par le PQ à Sherbrooke. Il a alors exigé que le baron de la presse choisisse entre la politique et son empire médiatique. En matinée, M. Lisée a annoncé qu'il vote contre la résolution de la Coalition avenir Québec parce que mal rédigée, trop excessive et trop partisane, à ses yeux.

Alexandre Cloutier y est allé d'un commentaire sur son compte Twitter. Contrairement à ce qu'avait perçu Le Soleil, le député péquiste de Lac-Saint-Jean a applaudi la décision de M. Péladeau de conserver son actionnariat de contrôle tant qu'il sera simple député. Dans un autre gazouillis, M. Cloutier ajoute que, «pour la confiance des gens en l'impartialité des médias, Québecor pourrait, en plus, se soumettre de nouveau au Conseil de presse du Québec».

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