Pierre Karl Péladeau doit choisir son camp, selon Dominique Payette

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Selon l'ex-candidate péquiste et professeure en journalisme à l'Université Laval, Dominique Payette, Pierre Karl Péladeau ne peut pas devenir premier ministre tout en étant propriétaire d'un empire médiatique aussi important que Québecor.

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(Québec) L'ex-candidate péquiste dans Charlesbourg et professeure en journalisme à l'Université Laval, Dominique Payette, croit que le député de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, doit se défaire de ses actions s'il aspire à devenir chef du Parti québécois (PQ) et conséquemment, à gouverner la province.

«Une personne qui dirige un parti, qui est premier ministre ou ministre tout court ne peut pas être propriétaire d'un empire médiatique», lance d'entrée de jeu Mme Payette, qui se défend d'être demeurée muette sur les enjeux éthiques posés par l'arrivée de M. Péladeau en politique lorsqu'elle briguait elle-même les suffrages dans Charlesbourg pour la même formation. 

«Je me suis mouillée, j'ai dit que le commissaire à l'éthique allait faire son travail! [...] Il était à l'époque candidat dans Saint-Jérôme, il n'était pas élu, on voulait que je déteste l'homme», fait valoir celle qui est l'auteure d'un important rapport sur l'avenir des médias qui avait été commandé par le gouvernement libéral de Jean Charest. 

«La situation est différente, est-ce qu'un propriétaire d'un consortium aussi important, un empire médiatique comme ça peut devenir premier ministre du Québec? La réponse c'est non, mais je trouve que les journalistes là-dessus ne sont pas capables de prévoir un coup d'avance.» 

Les médias ont, selon Dominique Payette, une réaction «simpliste» lorsqu'ils demandent si

M. Péladeau doit se départir de ses actions de Québecor. La question est beaucoup plus complexe et touche l'industrie en général, dit-elle. «Ça veut dire quoi vendre cet empire-là? Ce n'est pas des arachides, qui va acheter ça? Qu'est-ce qui est acceptable comme transaction en terme d'information?» 

Réflexion plus large

«Pour toutes sortes de raisons, les conditions économiques sont très difficiles pour la presse écrite et toutes les transactions qui peuvent avoir lieu vont viser vraisemblablement à réduire encore plus la concurrence. Est-ce qu'on peut laisser Québecor être vendu au plus offrant? Est-ce que c'est ça qu'on veut comme société?» poursuit-elle. Mme Payette, qui assure s'exprimer à titre d'experte universitaire, estime que ces questionnements doivent être abordés dans le cadre d'un forum sur les médias pour réfléchir collectivement à leur avenir. 

Mais pour le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), Pierre Craig, ce n'est pas le temps de discuter. «On est sur le quoi, pas sur le comment», s'exclame-t-il.

À ses yeux, il ne fait aucun doute que la vedette du PQ doit faire un choix entre Québecor et le service public s'il pousse plus loin son engagement politique. «J'ai une confiance inconditionnelle envers les journalistes de Québecor, mais je veux les protéger, ça les mettrait dans des situations intenables», fait-il valoir.

Dans ce contexte, dit-il, la seule possibilité qui s'offre à Pierre Karl Péladeau est de tirer un trait sur l'empire fondé par son père.

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