Une prochaine course à la chefferie «cruciale» pour le parti

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Selon le vétéran député François Gendron, une course à la direction «a une incidence forte, indépendamment du gagnant».

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Le Parti québécois doit décider, samedi, les règles d'une campagne à la chefferie avant même qu'un seul aspirant ne se soit avancé. S'il y a course, croit le vétéran député François Gendron, elle sera «cruciale» pour la formation, bien plus que la toute la première qu'a remportée Pierre Marc Johnson, en 1985.

Rencontré récemment à son bureau de l'Assemblée nationale, M. Gendron a reconnu que toute course à la direction constitue un danger potentiel de division pour une formation politique. Mais, a-t-il établi, celle de 1985 ne se présentait pas comme aussi déterminante qu'en 2014.

Celui qui a travaillé à l'Assemblée nationale sous tous les chefs que le Parti québécois (PQ) a connus a évoqué le fait que le PQ était alors seul sur la patinoire politique, l'Union nationale ayant disparu et la Coalition avenir Québec n'étant même pas un projet. L'époque était au bipartisme, a-t-il indiqué.

Le contexte de 2014 est fort différent, a expliqué le député d'Abitibi-Ouest depuis 1976. Il y a «un cynisme sans précédent» qui s'est développé dans «une période de collusion, de coûts additionnels, de gaspillage de fonds publics et d'endettement sans précédent» que le PQ attribue au précédent gouvernement libéral de Jean Charest.

Mais le contexte ambiant découle aussi de la défaite électorale du 7 avril, a-t-il suggéré. «On ne peut pas subir un revers aussi sévère, qu'en peu de temps [...] il y ait un méchant virage» de l'opinion publique, sans qu'une formation politique se questionne sur «ses bases [...] On a pris trop de distance par rapport à la lecture que le peuple faisait de nous». François Gendron a exprimé son malaise à se prononcer sur le sujet parce qu'il ne peut être présent à la Conférence des présidentes et des présidents du PQ. Samedi, il assiste aux funérailles d'Ulrick Chérubin, maire d'Amos et personnage politique important en Abitibi.

Selon M. Gendron, une course à la direction constitue une bonne chose «pour les valeurs démocratiques et la suite des choses». Il a aussitôt apporté une nuance : la course, s'il y en a une, «est cruciale et elle a une incidence forte, indépendamment du gagnant ou de la gagnante».

Un jeu dangereux

Proche du chef mythique René Lévesque, ex-mandarin de la fonction publique et lui-même un candidat au leadership péquiste en 2005, Louis Bernard a indiqué qu'une course à la direction n'est pas «quelque chose qu'on doit souhaiter. Tout dépend des circonstances».

Pour certains, une campagne à la direction est un jeu dangereux, en raison de la formation de clans et de divisions qu'elle peut entraîner. «Il n'y a pas de solutions ne comportant que des avantages, a répondu M. Bernard lorsque interrogé sur les traces que peuvent laisser des affrontements pour devenir chef.

«Je vois une course lorsqu'on est obligé de le faire, a-t-il répété. Que ce soit pour susciter de l'intérêt ou pour départager les gens» intéressés ou les idées qu'ils mettent de l'avant, a commenté l'ex-politique qui entend suivre ce qu'il adviendra du parti auquel il appartenait. M. Bernard a rappelé qu'il prône toujours que le Parti québécois revienne «à son objectif de parti souverainiste, et non de [parti pour un] bon gouvernement».

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