Amendements au projet de loi 3: la grogne persiste chez les syndicats

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Marc Ranger, porte-parole de a Coalition syndicale pour la libre négociation.

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(Québec) «Hold-up», «désolation», «poudre aux yeux» : les changements apportés par le gouvernement Couillard au projet de loi 3 sur les régimes de retraite sont loin d'avoir calmé la grogne des syndicats. Ils promettent au contraire de redoubler d'ardeur et d'aller de l'avant avec une contestation judiciaire de la future loi.

Au premier chef, la Coalition syndicale pour la libre négociation, selon qui les amendements «nombreux et complexes» présentés jeudi par le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, ne sont que des «ajustements».

«Sur le fond, rien n'a changé», a dénoncé vendredi le porte-parole de la Coalition, Marc Ranger. «C'est toujours l'approche "mur à mur" et la hache. Le résultat est encore tout écrit d'avance.»

Même si la Coalition dit garder «la porte ouverte» pour discuter avec le gouvernement, elle assure «redoubler ses préparatifs de mobilisation et de contestation juridique».

Cette organisation regroupe des syndicats représentant 65000 employés municipaux, dont des pompiers, des policiers, des cols blancs, des cols bleus et des employés de transport.

Jeudi, le ministre Moreau a montré certains assouplissements à son projet de loi, notamment en reportant à 2017 une potentielle suspension de l'indexation des gens déjà retraités. Le ministre permet aussi le respect jusqu'en 2016 des modalités sur les régimes de retraite dans les conventions collectives en vigueur au moment de l'adoption de la loi.

Du côté des cols blancs de Québec aussi les procédures légales s'organisent. «Nos avocats sont là-dessus», a indiqué le président du Syndicat des fonctionnaires municipaux, Jean Gagnon.

«C'est un hold-up. À la place d'un gun, c'est un projet de loi», a fulminé le bouillant chef syndical selon qui le gouvernement ne «respecte pas sa parole».

Il ne digère toujours pas le partage des déficits passés que les groupes syndicaux ont toujours assimilé à une «rupture de contrat» des ententes prises dans le passé. «On m'a toujours dit, tu vas respecter ta parole, tu vas respecter ta signature. Si tu ne le fais pas, c'est un crosseur», a illustré M. Gagnon.

À ses yeux, les amendements ne changent rien, notamment sur le plan de l'indexation des rentes. M. Gagnon estime que pour son cas personnel, la suspension de l'indexation se traduirait par un portefeuille de retraite amputé de 42000 $.

Équilibré, selon l'UMQ

L'Union des municipalités du Québec (UMQ) a pour sa part bien accueilli les amendements. «Le gouvernement a déposé des amendements qui offrent davantage de souplesse, ceux-ci tenant compte des particularités de certains régimes de retraite tout en préservant les objectifs fondamentaux du projet de loi», a déclaré la présidente de l'UMQ, Suzanne Roy. «Nous avons maintenant atteint un point d'équilibre», a-t-elle estimé.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, fervent défenseur d'un tel projet de loi, n'a finalement pas réagi aux amendements vendredi. À son cabinet, on a annoncé que le maire commentera le dossier lundi.

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