Pierre Karl Péladeau défend son discours de gauche

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Pierre Karl Péladeau s'exprime durant la période de questions à l'Assemblée nationale, mercredi.

PC, Jacques Boissinot

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(Québec) La social-démocratie est différente de ce qu'elle a déjà été, fait valoir Pierre Karl Péladeau à ceux qui doutent de la sincérité de sa défense du «modèle québécois».

Celui que les sondages placent largement favori pour remporter la chefferie péquiste s'ouvre tranquillement à la joute médiatique. Mercredi, il s'est attardé pendant quelques minutes avec les journalistes pour répondre aux sceptiques quant à son discours de gauche. 

«Si la social-démocratie existait en 1970, elle est certainement différente aujourd'hui», a indiqué le député de Saint-Jérôme. «Des fois, on tombe trop facilement dans les étiquettes.»

Le prospère homme d'affaires, actionnaire de contrôle de Québecor, s'en est pris cette semaine à l'entreprise «hautement dogmatique et idéologique» de redressement budgétaire du gouvernement Couillard. «C'est sans véritable réflexion, ce n'est pas chirurgical, c'est quasiment la scie à chaîne», a déclaré M. Péladeau dans Le Devoir, mardi. 

Certains ont affiché un scepticisme face au discours de celui perçu plus à droite sur le spectre politique. Le principal intéressé rejette l'idée qu'il se laisse aller à l'électoralisme. «Le discours que j'emprunte est le discours du Québec, du respect de ceux et celles qui nous ont précédés, à ceux qui ont fait ce que le Québec est aujourd'hui, a affirmé M. Péladeau. À cet égard, je crois qu'on doit être respectueux. Ça ne veut pas dire qu'on ne doit pas faire évoluer» les choses. 

Les libéraux sont obnubilés par une réduction de la colonne des dépenses au point où ils attaquent «les plus vulnérables et les plus démunis», poursuit-il. À son avis, le gouvernement pourrait hausser ses revenus en développant des chantiers comme l'électrification des transports. 

Le chef caquiste François Legault est parmi ceux que les propos du baron des médias laissent le plus pantois. Il assure qu'en privé, M. Péladeau lui a déjà tenu des propos aux antipodes de ceux qu'il tient aujourd'hui. «Pour bien connaître le PQ, je comprends peut-être son virage à 180 degrés et qu'il est rendu presque marxiste-léniniste», s'est moqué M. Legault. Selon lui, si M. Péladeau devient chef du PQ, la question de ses propriétés médiatiques devra se poser à nouveau. 

Premier député péquiste à appuyer publiquement M. Péladeau, Pascal Bérubé estime que M. Legault craint simplement de se faire chiper une partie de son électorat. «M. Legault est un modèle de réussite en affaires, mais M. Péladeau aussi», note le député de Matane. «Il amène une crédibilité supplémentaire en économie au PQ.»

Pour lui, M. Péladeau est dans le bon parti parce qu'il est indépendantiste. Le PQ est «un parti progressiste depuis toujours, mais la raison d'être, c'est l'indépendance du Québec», dit M. Bérubé.

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