Le Non a gagné trois fois au Québec, dit Couillard

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«Tout comme les Québécois, les Écossais ont choisi de conserver leurs liens avec le Royaume-Uni pour des raisons qui leur appartiennent», a déclaré Philippe Couillard.

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(Québec) Le premier ministre Philippe Couillard considère que la défaite du Parti québécois (PQ) aux dernières élections a un parfum de troisième échec référendaire pour les souverainistes.

Le chef du gouvernement québécois a commenté vendredi le résultat du référendum sur l'indépendance de l'Écosse. Il a noté que, comme les Québécois, les Écossais ont choisi de vivre leur identité nationale forte au sein d'un ensemble politique et économique plus grand.

«Tout comme les Québécois, les Écossais ont choisi de conserver leurs liens avec le Royaume-Uni pour des raisons qui leur appartiennent, a déclaré M. Couillard. Chez nous, on le sait, ce choix s'est exprimé à trois reprises, lors de deux référendums et aussi de la récente élection générale, qui n'était pas uniquement mais fortement imprégnée de l'enjeu référendaire. Clairement, les Québécois ont d'autres priorités.»

«Deux référendums et demi»

Même si l'ex-première ministre Pauline Marois a «tout fait» pour éviter d'en parler, les «véritables intentions de son parti étaient de tenir un référendum», soutient encore M. Couillard. Cette idée a tellement imprégné la dernière campagne qu'il calcule que les Québécois ont vécu l'équivalent de «deux référendums et demi».

Le chef libéral ne croit pas que l'idée de la souveraineté va mourir, mais il doute de la capacité du PQ à en faire un mouvement politique.

Il a félicité l'Écosse et l'Angleterre pour la qualité du processus démocratique qui a mené au référendum. «Les prochaines étapes appartiennent aux peuples concernés, et à eux seuls, a souligné M. Couillard. Mais chez nous, nous savons que le fédéralisme constitue une réponse moderne et adaptée aux besoins qu'ont les peuples de bâtir sur les fondations de leur identité distincte, une citoyenneté basée sur le partage économique, social, culturel et politique.»

pas de pourparlers en vue

Question constitutionnelle

Même s'il considère que la question constitutionnelle du Québec devra un jour être réglée, il ne faut pas compter sur Philippe Couillard pour entreprendre des pourparlers avec Ottawa à cet effet. «On ne placera plus le Québec dans une position de faiblesse», a affirmé le premier ministre. «S'il y a une démarche constitutionnelle qui est initiée, elle le sera par d'autres parties au Canada. [...] Il faut avoir des alliés. Je ne veux plus qu'on recule comme on a fait au cours des deux dernières années.»

Pendant la course à la direction du Parti libéral du Québec, M. Couillard évoquait 2017, moment du 150e anniversaire de la Confédération, comme un horizon possible pour parvenir à une entente constitutionnelle.

Les gains pour le Québec d'appartenir au Canada sont «énormes», insiste le premier ministre, qui évalue à 16 milliards $ l'excédent de dépenses fédérales par rapport aux sommes envoyées à Ottawa. «Cette information souterraine que les péquistes aiment acheminer que le Québec est maltraité, opprimé, affaibli, mal en point... dit M. Couillard. On a au contraire des prérogatives que la plupart des États nationaux nous envient.»

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