Terrorisme: Québec «n'est pas à l'abri», selon un groupe de citoyens

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Les députés ont encore devant eux quelque 225 heures d'audiences à la commission parlementaire sur la charte.

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(Québec) La ville de Québec «n'échappe pas à la présence sur son territoire d'individus soupçonnés d'activités en relation avec le terrorisme», souligne le groupe Laïcité citoyenne de la capitale nationale (LCCN), qui demande au gouvernement d'aller plus loin que son projet de charte.

Le groupe, qui ressent une «inquiétude face à la présence dans la société québécoise de comportements de plus en plus tendus ou extrêmes», présentera cet après-midi son mémoire à la Commission des institutions sur le «courageux et nécessaire projet de charte».

«Malgré l'image de tranquillité qu'elle a toujours dégagée par rapport à Montréal, la capitale nationale vit depuis quelques années des difficultés de même nature», peut-on lire dans le mémoire qui sera défendu par les porte-parole Francine Lavoie et Yves Laframboise. Le groupe est formé de quelque 150 personnes.

Le processus d'intégration des immigrants «fonctionne relativement bien» à Québec, observe le groupe LCCN. Mais ce n'est pas vrai pour tous. «Chez certains, le refus de s'intégrer est peu décelable, car il ne se manifeste pas par des signes visibles. Chez d'autres, au contraire, le refus de s'intégrer se traduit par des signes évidents.»

Le groupe illustre son propos par quelques exemples. D'abord, le cas de cette jeune Birmane, en 2009, qui avait été expulsée d'un autobus parce qu'elle refusait de retirer son niqab. En mai 2010, dans le cadre des Journées islamiques de Québec, un imam égyptien, Abdeladhim Ibn Badawy, a tenu des propos controversés, notamment sur la polygamie.

Au printemps dernier, un Tunisien qui a étudié à l'Université Laval, Ahmed Abassi, a été arrêté par le FBI à New York et accusé de planifier des actes terroristes aux États-Unis. Ces exemples démontrent, note le groupe, que Québec, «comme d'autres villes au Canada», peut aussi abriter des individus soupçonnés d'entretenir des liens avec le terrorisme.

Signes ostentatoires

Le groupe LCCN est parfaitement d'accord avec l'interdiction de signes religieux ostentatoires dans la fonction publique et les réseaux d'éducation - incluant les garderies - et de la santé, que ce soit des symboles chrétiens, juifs, musulmans, sikhs ou autres. La neutralité de l'État doit s'observer autant dans ses actions que dans son image, plaide le groupe.

Il souhaite de plus que les fonds publics cessent de subventionner les écoles privées confessionnelles, que les lieux de culte soient interdits dans les institutions d'enseignement et que le crucifix disparaisse des endroits où le pouvoir public est exercé.

Le groupe LCCN espère «contribuer à la reconnaissance de la laïcité comme un enjeu majeur de la société québécoise et un moyen incontournable d'assurer la spécificité de la région de la capitale nationale. [...] Nous soutenons que la ville de Québec n'a pas à rougir de son homogénéité, indique le groupe. La diversité n'est pas plus vertueuse que l'homogénéité. Tout comme cette dernière ne conduit pas automatiquement au repli sur soi. Naître dans la haute ville ou la basse ville ne condamne pas irrémédiablement à être fermé au monde.»

Le groupe désapprouve les «préjugés et l'intolérance face aux minorités ethniques», mais réclame le droit de s'indigner des attitudes et des comportements de certains.

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