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Élections provinciales «inévitables» d'ici l'été

Le président du Parti québécois juge «inévitable» le déclenchement d'élections... (Infographie Le Soleil)

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(Québec) Le président du Parti québécois juge «inévitable» le déclenchement d'élections générales au Québec d'ici quelques semaines, voire d'ici la fin du printemps.

«J'ai l'impression que c'est inévitable», a déclaré Raymond Archambault en entrevue au Soleil, vendredi. «Si ce n'est pas le gouvernement qui provoque ces élections, ce sera l'opposition.

«J'ai l'impression qu'on arrive à un moment de vérité», dit-il.

Le président du Parti québécois précise qu'il n'annonce pas qu'il y aura un scrutin général d'ici l'été, ni qu'il émet le souhait qu'il y en ait un. Il dit se livrer à une analyse du contexte politique.

La plateforme électorale du Parti québécois de 2012 a été en bonne partie réalisée, fait valoir Raymond Archambault. Si elle n'a pas avancé dans tous ses volets, c'est que l'opposition a mis ou met des bâtons dans les roues du gouvernement Marois, ajoute-t-il.

«Si le gouvernement est incapable de gouverner et de faire adopter les projets de loi que nous souhaitons qu'il fasse adopter, à ce moment-là...», a laissé tomber le dirigeant péquiste sans compléter sa phrase.

«Le moment de vérité» auquel il fait référence se cristallisera, selon lui, lors de la présentation du budget 2014-2015 du ministre des Finances, Nicolas Marceau, en avril.

«On est prêts»

M. Archambault rappelle qu'il a l'obligation de faire en sorte que son parti soit prêt à la possibilité que des élections soient déclenchées dans quelques semaines. «On est prêts», assure-t-il.

Les mises en candidature progressent au Parti québécois. On sait par exemple maintenant que l'ex-bloquiste Pierre Paquette portera les couleurs péquistes dans la circonscription de L'Assomption. Il y affrontera le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault.

En début de semaine, la première ministre Pauline Marois a tenté de couper court aux rumeurs selon lesquelles ce serait son gouvernement et non pas l'opposition qui déclencherait des élections générales d'ici l'été.

«Nous ne sommes pas en période électorale, a-t-elle affirmé. Nous ne songeons absolument pas à une élection. Nous travaillons sur l'action, les services à rendre aux citoyens et l'emploi, qui est une priorité absolue. Nous avons plusieurs plats sur le feu.»

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Bertrand St-Arnaud... (Archives La Presse) - image 2.0

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Bertrand St-Arnaud

Archives La Presse

Les libéraux réclament la tête de St-Arnaud

Le critique libéral en matière de justice, Gilles Ouimet, réclame la divulgation immédiate des avis juridiques détenus par le gouvernement Marois sur son projet de charte de la laïcité. À défaut d'obtempérer, le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, devra démissionner, a-t-il affirmé, vendredi.

«Qu'il les dépose ou qu'il cède sa place!» a déclaré à l'Assemblée nationale le député Gilles Ouimet, un ancien bâtonnier du Québec.

Le ministre des Institutions démocratiques, Bernard Drainville, «fait n'importe quoi pour arriver à ses fins», a-t-il postulé. «Il ment à la population sur la légalité de son projet de loi.»

Voilà pourquoi son collègue ministre de la Justice «a la responsabilité de déposer les avis juridiques», a poursuivi Gilles Ouimet. Pour cela et pour «protéger l'intérêt public».

Bertrand St-Arnaud «esquive ses responsabilités, a-t-il dit. Il cautionne les manoeuvres de M. Drainville».

«De la petite politique»

Le ministre de la Justice continuera de refuser de rendre publics les avis juridiques des avocats de son ministère portant sur la charte de la laïcité. Et il n'est absolument pas question pour lui de démissionner.

«C'est loufoque», a laissé tomber Bertrand St-Arnaud. «C'est de la petite politique. Gilles Ouimet parle comme un politicien de petit calibre.»

Il rappelle que les libéraux ne rendaient pas publics les propres avis juridiques qu'ils commandaient lorsqu'ils étaient au pouvoir.

Le fait qu'une ancienne ministre de la Justice d'un gouvernement du Parti québécois - Linda Goupil en l'occurrence - ait dévoilé un avis juridique interne en 1999 ne le convainc nullement.

Gilles Ouimet a appuyé sa sommation sur les mémoires que le Barreau du Québec et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse déposeront en commission parlementaire au cours des prochaines semaines. Le Barreau estime que «la neutralité religieuse de l'État n'équivaut pas à "l'invisibilisation" de tout signe de croyance religieuse chez les membres de son personnel».

Au même diapason, la Commission des droits de la personne ajoute craindre une multiplication des recours et un engorgement des tribunaux en raison de l'interdiction du port de signes religieux ostentatoires chez les employés de la fonction publique, chez ceux des municipalités, ainsi que chez ceux des réseaux de la santé et de l'éducation - si le projet de loi 60 était adopté tel quel.

Comme nous l'indiquions vendredi, le chef libéral Philippe Couillard a par ailleurs convoqué une réunion spéciale de tous ses députés lundi dans la capitale. L'un des principaux buts de la rencontre sera de permettre à l'aile parlementaire d'accorder ses violons sur les propositions qui deviendront celles du Parti libéral du Québec dans le dossier de la charte de la laïcité.

Les députés Marc Tanguay et Fatima Houda-Pepin ont étalé leurs divergences à plus d'une reprise. Mme Houda-Pepin a également peu apprécié certains commentaires de son collègue Gilles Ouimet sur le sujet.

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