Le gouvernement Marois lie son avenir à la Charte de la laïcité

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Le ministre responsable des Institutions démocratiques, Bernard Drainville, jeudi matin à l'Assemblée nationale

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(Québec) Le gouvernement minoritaire de Pauline Marois est tenté de lier son avenir à celui de la charte de la laïcité. S'il perdait un vote au Salon bleu sur ce sujet, les Québécois pourraient être convoqués aux urnes.

Si la menace ne pouvait être prise au sérieux, jeudi matin, à l'étape dite du «dépôt du projet de loi», il pourrait en être autrement à l'étape dite de «l'adoption de principe», qui interviendra vraisemblablement à la fin février ou en mars.

En matinée, à l'Assemblée nationale, le leader du gouvernement, Stéphane Bédard, a annoncé que la présentation du projet de loi porté par son collègue Bernard Drainville - présentation qui allait intervenir quelques instants plus tard - allait «engager la responsabilité» de l'équipe au pouvoir. C'était une première. Du jamais-vu.

Dans les faits, l'acceptation du «dépôt» par les élus de l'opposition n'était qu'une formalité. Elle l'a effectivement été. Aucun parti d'opposition ne refuse jamais qu'un projet de loi soit présenté.

En mêlée de presse, Stéphane Bédard n'a cependant pas exclu qu'il fasse de même à l'étape plus engageante du vote autour de «l'adoption de principe». Dans les coulisses gouvernementales, on explique que ce cas de figure n'est pas qu'une possibilité, que c'est bel et bien ainsi qu'on songe à procéder.

Il y aurait donc, si le gouvernement s'engage bel et bien dans cette voie, un deuxième vote de confiance, un vrai celui-là, sur le projet de loi instituant la «Charte affirmant les valeurs de laïcité et de neutralité religieuse de l'État ainsi que d'égalité entre les femmes et les hommes et encadrant les demandes d'accommodement».

Il interviendrait à l'issue de «consultations générales» lors desquelles des groupes et des citoyens viendront se prononcer sur le projet de loi en commission parlementaire. Ces consultations générales auront lieu au cours des prochaines semaines.

Préférence

En résumé, cet autre vote pourrait faire tomber le gouvernement du Parti québécois.

Si les partis d'opposition votaient en faveur de l'«adoption du principe», le projet de loi pourrait poursuivre son chemin pendant encore quelque temps. Il retournerait en commission parlementaire pour l'étude détaillée «article par article».

Si les élus de l'opposition votaient contre, et si le gouvernement ne changeait pas son fusil d'épaule d'ici là, des élections générales seraient convoquées. Tout indique que cette même stratégie liant l'avenir de la charte à celui du gouvernement serait mise de l'avant lors du troisième et dernier vote - si l'on se rend jusque-là.

Dans l'esprit de plusieurs membres du gouvernement, il est clair qu'il vaudrait mieux perdre le pouvoir en défendant la charte de la laïcité qu'au moment où le ministre des Finances, Nicolas Marceau, dévoilera son budget, en mars ou en avril. 

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