Christine St-Pierre s'excuse pour des propos «orduriers» visant Pauline Marois

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La députée libérale Christine St-Pierre

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) La période des questions à l'Assemblée nationale s'est - de nouveau - transformée en période d'insultes. La députée libérale Christine St-Pierre a plus qu'envoyé paître la première ministre Pauline Marois. Pas chic et pas parlementaire.

L'incident s'est produit pendant un échange au sujet du Conseil du statut de la femme. La chef du gouvernement a réitéré qu'elle n'a pas «tassé» la présidente Julie Miville-Dechesne.

Mme St-Pierre a lancé par-dessus le parquet du Salon bleu un mot qui a fait bondir le leader parlementaire du PQ Stéphane Bédard. «J'ai entendu [...] à l'égard de la première ministre des propos indignes et orduriers. Je ne peux même pas les répéter ici.»

À la sortie de la séance, le député péquiste Marjolain Dufour, dont le fauteuil se trouve tout juste derrière celui de sa chef, a laissé tomber aux journalistes que «j'ai entendu : va ch...». En Chambre, Stéphane Bédard a exigé que la députée de l'Acadie demande pardon. En vain parce que les paroles n'ont pas été enregistrées par les micros de l'Assemblée nationale.

Mais la libérale s'est exécutée auprès de sa «victime». «Elle s'est excusée, j'ai reçu ses excuses», s'est contentée de mentionner Pauline Marois, en passant en coup de vent devant les caméras.

Antécédents

Lorsque la tension monte dans l'Hôtel du Parlement, des élus dérapent verbalement. En février, la libérale Danielle St-Amand (Trois-Rivières) a eu un coup de sang, exaspérée par les réponses de la ministre des Ressources naturelles Martine Ouellet. «Cr... de folle, va donc ch...», a-t-elle proféré.

En 2008, le ministre libéral David Whissell a provoqué le tumulte en recommandant, dans le feu de la joute parlementaire, au député Sylvain Légaré, de la défunte Action démocratique du Québec : «Va donc t'occuper de ta femme à TQS». La conjointe de M. Légaré était enceinte et les adéquistes affirmaient que le libéral avait parlé de «la grosse femme».

En 2005, alors premier ministre, Jean Charest, insulté par des questions sur l'engagement de sa femme auprès de la Croix-Rouge, avait traité la députée péquiste Elsie Lefebvre de «chienne», assorti d'un qualificatif inaudible. Il s'en était excusé, tout en soutenant que la péquiste avait été trop loin avec des insinuations sur Michèle Dionne.

En 1998, le député libéral Christos Sirros a créé tout un esclandre en lançant au ministre Bernard Landry, pendant des échanges tumultueux sur les soins de santé, «et si c'était sa femme»? Penaud, M. Sirros avait expliqué, quand le calme est revenu, qu'il ignorait que l'épouse du ministre péquiste des Finances était atteinte d'un cancer.

Dans tous les cas, les auteurs des invectives ont vu leurs propos échapper aux micros du Parlement et au service de retranscription...

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