Taxes: Marois invite la Fédération des commissions scolaires à discuter

Pauline Marois a expliqué qu'elle faisait référence, lors... (Photo Graham Hughes, archives La Presse Canadienne)

Agrandir

Pauline Marois a expliqué qu'elle faisait référence, lors de son entrevue accordée au Devoir, à des propos des premiers ministres britanniques Tony Blair et David Cameron.

Photo Graham Hughes, archives La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Helen Moka
La Presse Canadienne
Montréal

Après s'être donné la réplique par médias interposés, dans un climat plutôt tendu, la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), Josée Bouchard, espère pouvoir enfin parler des «vraies choses» avec Pauline Marois.

Josée Bouchard... (Photo Rocket Lavoie, archives Le Quotidien) - image 1.0

Agrandir

Josée Bouchard

Photo Rocket Lavoie, archives Le Quotidien

Mme Bouchard et d'autres représentants des commissions scolaires ont été convoqués lundi par la première ministre pour discuter de l'augmentation de la taxe scolaire jugée abusive par Mme Marois.

La première ministre refuse de dire si son gouvernement forcera les commissions scolaires à rembourser les contribuables qui ont déboursé près de 200 millions$ de plus en taxes scolaires (193 millions$, selon la FCSQ).

Josée Bouchard réplique que les commissions scolaires n'avaient pas le choix devant les compressions imposées depuis 2010, et que le bureau de Mme Marois avait été avisé de la situation. Elle voit dans ce discours de l'électoralisme puisque «ce n'est pas trop "winner", selon elle, d'augmenter les comptes de taxes scolaires à la veille d'élections».

Toujours de l'espoir pour s'entendre

Malgré les récentes divergences, Mme Bouchard garde tout de même espoir d'en venir à une entente avec Québec.

La présidente de la FCSQ souligne qu'elle a déjà une proposition à déposer sur la table et que celle-ci a été envoyée à la ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, avec qui elle dit entretenir de bonnes relations.

Il s'agit du renouvellement d'un pacte fiscal avec les commissions scolaires pour faire en sorte qu'il y ait moins «d'enveloppes budgétaires en silo» et que les commissions scolaires puissent faire des regroupements, ce que la loi leur interdit de faire, fait-elle valoir.

Josée Bouchard refuse d'en dévoiler le contenu précis mais elle explique que tout a déjà été mis en place pour convenir des grandes lignes avec le gouvernement au cours de la rencontre de lundi.

Abolition des commissions scolaires?

Quant à l'abolition des commissions scolaires - ce qui pourrait plaire à une partie de l'électorat, Josée Bouchard y voit un choix politique face au financement de l'éducation publique au Québec. Elle se dit évidemment en désaccord alors que Québec finance, selon elle, les écoles privées à 60 pour cent.

Un tel scénario aurait aussi un impact financier important. Selon Mme Bouchard, la taxe scolaire permet de recueillir 1,5 milliard$ et Mme Marois devrait dire où elle irait chercher cet argent si elle choisissait d'abolir les commissions scolaires.

Une «farce monumentale», selon Legault

Pendant ce temps, la Coalition Avenir Québec (CAQ) qualifie de «farce monumentale» l'attitude du gouvernement Marois dans le dossier des commissions scolaires.

À la veille d'une rencontre entre les dirigeants de la Fédération des commissions scolaires et la première ministre Pauline Marois, la CAQ accuse cette dernière de faire preuve d'une «malhonnêteté intellectuelle crasse».

Le gouvernement pourrait contraindre les commissions scolaires à rembourser aux Québécois une partie des hausses de taxes scolaires décrétées par plusieurs d'entre elles à la suite des compressions budgétaires qui leur ont été imposées.

Jouer les «vierges offensées»

Selon la porte-parole de la CAQ en matière d'enseignement primaire et secondaire, Nathalie Roy, le gouvernement péquiste joue soudainement aux «vierges offensées», alors qu'il a lui-même «sous-traité» les hausses de taxes scolaires aux commissions scolaires.

Selon la députée de Montarville, Pauline Marois et sa ministre de l'Éducation Marie Malavoy se montrent offusquées, alors qu'elles savaient fort bien comment allaient réagir les commissions scolaires face aux compressions.

Nathalie Roy affirme que le gouvernement péquiste est «hypocrite» et fait de la «petite politique» en tentant de récupérer le dossier, qu'il a lui-même créé, à son profit.

Parallèlement, la CAQ continue de soutenir que le système des commissions scolaires est désuet et qu'il devrait être aboli dans sa forme actuelle.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer