Laïcité et accommodements: les fonctionnaires appuieront Drainville

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C'est mardi matin à 10h45 que le ministre Bernard Drainville dévoilera ses intentions en matière de laïcité et d'accommodements.

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(Québec) Le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), dont les membres sont directement concernés par le projet de Charte des valeurs québécoises et l'interdiction à venir du port de signes religieux ostensibles, soutiendra les «orientations» générales que le gouvernement Marois dévoilera ce matin à l'Assemblée nationale.

Dans ce débat, le syndicat représentant quelque 40 000 fonctionnaires des secteurs public et parapublic sera derrière le ministre des Institutions démocratiques, Bernard Drainville, a appris Le Soleil. Le SFPQ rendra officiellement publique sa position après le dévoilement des documents gouvernementaux sur le sujet.

Il restera en quelque sorte fidèle à lui-même. En 2007, devant la commission Bouchard-Taylor, ses représentants avaient dénoncé «le fait que l'administration publique était laissée à elle-même pour gérer les demandes d'accommodements raisonnables, que celles-ci étaient réglées au cas par cas».

Charte des valeurs québécoises

Le syndicat attend toujours «que des directives claires soient émises par les directions des ministères et des organismes gouvernementaux pour guider le personnel de la fonction publique» en matière d'accommodements religieux. Il est certain que le gouvernement Marois lui donne satisfaction.

Il réclame par ailleurs l'adoption d'une charte de la laïcité. Le gouvernement l'a rebaptisée Charte des valeurs québécoises, mais tous deux parlent de la même chose.

Le principal syndicat de fonctionnaires québécois souhaite que «le devoir de réserve tel que défini par la Loi sur la fonction publique, qui impose au personnel de ne pas afficher ses allégeances politiques, s'étende à l'appartenance religieuse».

Malgré son appui global, il pourrait cependant émettre des réserves sur certains aspects précis des projets du ministre Bernard Drainville, selon des informations du Soleil. Par exemple, sur les droits de retrait qui seront offerts à certaines institutions, comme les universités, les hôpitaux et les municipalités.

C'est ce matin à 10h45 que le ministre Bernard Drainville dévoilera ses intentions en matière de laïcité et d'accommodements.

Un communiqué de presse diffusé lundi précise que le ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne «présentera et expliquera les propositions gouvernementales en matière d'encadrement des accommodements religieux et d'affirmation de certaines valeurs québécoises, dont l'égalité homme-femme et la neutralité religieuse de l'État».

De façon symbolique, M. Drainville se rendra d'abord au bureau de la première ministre Pauline Marois afin de lui remettre, en mains propres et très officiellement, ses propositions; des propositions qu'elle connaît, bien sûr.

Compter les appuis

À partir d'aujourd'hui, Bernard Drainville pourra commencer à compter ses soutiens. Il pourra compter sur celui du principal syndicat de fonctionnaires québécois, donc, mais pas sur celui de la Fédération autonome de l'enseignement, qui regroupe quelque 30 000 enseignants.

Pour ce syndicat, la laïcité doit s'appliquer aux institutions et non aux individus. La semaine dernière, son président, Sylvain Mallette, a dit estimer que ce serait une erreur d'interdire aux enseignantes et aux enseignants de porter un signe religieux, «un vêtement ou un accessoire ayant une connotation religieuse ou culturelle». Il soutient que le problème n'est pas là, qu'il se situe au niveau des institutions.

Sur un plan plus large, la Fédération exige du gouvernement qu'il mette fin au financement public des écoles privées, dont plus de la moitié sont confessionnelles.

Elle croit par ailleurs que le Québec doit refuser toute demande d'accès à un local dans le but d'en faire un lieu de prière, ainsi que toute demande d'exemption ou d'adaptation d'un cours pour des motifs religieux.

Le gouvernement Marois est d'accord avec ce dernier élément. En fait, tous les partis politiques représentés à l'Assemblée nationale le sont.




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