Sondage CROP: les chefs libéraux cartonnent

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Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau

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(Québec) À Québec comme à Ottawa, les nouveaux chefs que se sont donnés les libéraux demeurent les favoris des Québécois, révèle CROP. C'est la mer étale, en politique québécoise. Les conservateurs de Stephen Harper, eux, se liquéfient dans le paysage du Québec, rapporte la firme de sondage.

Selon une enquête d'opinion conduite pour le compte du Soleil et de La Presse, la formation conservatrice, au pouvoir au Parlement canadien, continue de perdre pied sur tous les fronts en sol québécois où «l'effet Justin Trudeau» persiste.

Pour la première fois depuis l'élection de mai 2011, le Parti conservateur du Canada glisse sous la barre des 10 % d'appuis. Le chef Stephen Harper aussi franchit ce seuil : 7 % des Québécois le considèrent comme le meilleur pour le poste de premier ministre fédéral.

Son gouvernement également atteint un niveau d'insatisfaction record (72 %). En fait, les 40 % de «très insatisfaits», commente le vice-président de CROP, Youri Rivest, font penser au score de Jean Charest pendant le «printemps érable», lorsque les électeurs sondés exprimaient «carrément leur colère».

Les conservateurs n'étaient pas aimés, mais respectés pour la «perception d'honnêteté, d'intégrité», dit M. Rivest. Or, l'enquête d'opinion, par Internet auprès de 1000 personnes, a été menée du 15 au 20 mai, «en plein coeur de la tourmente avec le sénateur Mike Duffy» attaqué pour s'être fait rembourser par le chef de cabinet de M. Harper 90 000 $ en dépenses injustifiées. «Le capital de sympathie et de respect s'effrite.»

À Québec même, dans la seule région où ils ont effectué une percée québécoise, en 2006, les conservateurs continuent de reculer, à 21 % (six points de moins qu'en avril). Les libéraux fédéraux de Justin Trudeau, devenu chef en avril, y sont, à 32 %, devant les néo-démocrates de Thomas Mulcair (26 %). Le Bloc québécois n'a que 18 % des intentions de vote.

À l'échelle du Québec, le PLC est dominant depuis qu'il a un nouveau leader. Le coup de sonde lui donne 39 % des voix; le Nouveau parti démocratique est à 29 %; le Bloc québécois, à 18 %, les conservateurs, à 9 %.

Il est trop tôt pour parler d'une «Trudeaumanie», qu'avait provoquée l'illustre père de Justin Trudeau, Pierre Elliott, à la fin des années 1960. Mais il est celui qui a le plus d'appuis (31 %) quand les Québécois évoquent le personnage qu'ils voient comme premier ministre. «Justin» reçoit un incroyable soutien de l'électorat féminin, soit 43 %, un point de pourcentage de moins qu'en avril.

Sur la scène québécoise, Philippe Couillard, nommé à la tête du Parti libéral du Québec, en mars, serait devenu chef du gouvernement si un scrutin avait eu lieu à la mi-mai. Sa formation, avec 38 % des voix, après répartition des indécis, distance le Parti québécois de Pauline Marois (24 %). Il est largement mieux perçu (38 %) que cette dernière (16 %) comme potentiel chef de gouvernement.

La légère diminution des adhérents au PQ rétrécit à presque rien son avantage sur la Coalition avenir Québec de François Legault (22 %). Deux autres formations d'allégeance souverainiste soutirent 15 % des appuis qui iraient autrement aux péquistes : lors d'un scrutin, Québec solidaire de Françoise David, aurait eu droit à 10 % des suffrages; et Option nationale de Jean-Martin Aussant, à 5 %.

Lutte à trois au Québec

Chez les francophones, où le pouvoir pour l'Assemblée nationale se joue, c'est une lutte à trois. Le PLQ a 27 % des intentions de vote, deux points de pourcentage de moins que le PQ et un de plus que la CAQ. Scénario semblable dans la région de Québec où cependant le Parti québécois est troisième : PLQ, 30 %; PQ, 27 %; CAQ, 28 %.

Par rapport au précédent sondage - et à ce qui se passe à Ottawa -, le portrait politique québécois «est très stable», admet le vice-président de CROP. Là encore, il met en évidence le taux d'insatisfaction (65 %) accolé au gouvernement Marois. «Comme ça ne bouge pas depuis trois mois, [cela reflète] que l'insatisfaction s'est installée.»

Aucune rumeur d'élections prochaines ne court, en ce moment. Mais Pauline Marois ne doit pas prendre à la légère le résultat de l'enquête d'opinion, estime Youri Rivest.

«Peut-être que le congé [parlementaire de l'été] sera salutaire, mais Mme Marois doit imprimer un mouvement. Ce n'est pas avec de petites choses que tu vas changer ça [le taux d'insatisfaction]. Il faut qu'elle communique un sens de la direction. Je ne suis pas certain que les Québécois savent ce qu'elle veut faire, quelle est sa destination.»

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