François Legault suspend son député Daniel Ratthé

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François Legault a suspendu mardi son député Daniel Ratthé.

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(Québec) François Legault a suspendu son député Daniel Ratthé. Il est allé au-devant des coups, sachant que l'élu de Blainville sera éclaboussé, à tout le moins indirectement, par un témoin de la commission Charbonneau.

Le chef de la Coalition avenir Québec a annoncé à l'Assemblée nationale, mardi, que Daniel Ratthé ne siégera plus au caucus de son parti jusqu'à nouvel ordre. Il devient député indépendant.

Le député Ratthé a été rencontré mardi matin par deux enquêteurs de la commission Charbonneau. Ils l'ont informé qu'un témoin l'impliquera publiquement dans le financement illégal du parti municipal qu'il a dirigé en 2005, alors qu'il briguait le poste de maire de Blainville. Ce témoin aurait versé une «somme substantielle» d'argent comptant à l'un de ses organisateurs politiques.

François Legault a soufflé le chaud et le froid. «Je crois qu'il n'était pas au courant, a-t-il dit en parlant de Daniel Ratthé. Par contre, c'est possible que son parti ait reçu de l'argent.» Problème : «Lorsqu'on est candidat à la mairie, on doit être responsable de ce qui se passe dans son parti», a ajouté le chef caquiste.

Le principal intéressé, Daniel Ratthé, jure n'avoir jamais été témoin d'un versement d'argent comptant à un organisateur de son ancien parti municipal, ni n'en avoir jamais rien su - si l'information s'avère exacte.

Le député de Blainville affirme qu'il est une «victime collatérale» d'une histoire qui le dépasse. «Ça ne me touche pas directement. Ça me touche indirectement», a-t-il soutenu. «À ma connaissance, le financement de ma campagne de 2005 a été fait dans les règles.»

Le responsable du financement du parti que dirigeait Daniel Ratthé en 2005 était Pierre Gingras, un ancien député adéquiste et ex-maire de Blainville. Un témoignage entendu à la commission Charbonneau récemment laisse croire que Pierre Gingras aurait reçu un don illégal de 30 000 $ pour sa campagne à la mairie de Blainville en 1997.

François Legault indique que les Québécois doivent savoir que son parti ne tolérera aucune zone d'ombre. «Il n'y aura aucune tolérance quand il s'agira de protéger la réputation de la Coalition et de ses députés. On doit donner l'exemple.»

Voilà pourquoi, dit-il, Daniel Ratthé restera sur le banc des punitions jusqu'à ce que toute la lumière soit faite sur ces allégations.

Un transfuge

Daniel Ratthé est un transfuge du Parti québécois. La chef péquiste, Pauline Marois, lui a montré la porte durant la tourmente de l'automne 2011. Elle l'avait accusé d'avoir joué un double jeu pendant de nombreux mois alors qu'il siégeait au caucus péquiste tout en préparant son départ à la Coalition avenir Québec. Mardi, peu de péquistes se chagrinaient de ses déboires.

M. Ratthé est le seul des péquistes passés à la Coalition avenir Québec à avoir été réélu lors du scrutin général de septembre dernier.

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