Exclusif

Le DGE étudie la possibilité d'implanter le vote par Internet

Le Directeur général des élections du Québec, Jacques... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Le Directeur général des élections du Québec, Jacques Drouin

Photothèque Le Soleil

Partager

Sur le même thème

Les Québécois en dehors de la province et ceux habitant le Grand Nord pourraient être les premiers à voter avec leur ordinateur, leur téléphone intelligent ou leur tablette électronique. Comme nombre de ses homologues au Canada et à l'étranger, le Directeur général des élections du Québec (DGE) étudie la possibilité d'implanter le vote par Internet qui serait d'abord testé par ces deux catégories d'électeurs.

Halifax, en Nouvelle-Écosse, et Markham, en Ontario, ont... (Photothèque Le Soleil) - image 1.0

Agrandir

Halifax, en Nouvelle-Écosse, et Markham, en Ontario, ont adopté une forme de vote par Internet alors que l'Estonie (photo) l'a implanté en 2007 pour ses élections nationales.

Photothèque Le Soleil

«On est en train de faire des études, on sait qu'on va arriver là, mais on ne sait pas exactement quand», affirme Jacques Drouin, qui tient cependant à préciser qu'il faut oublier cette idée pour les prochaines élections, particulièrement si celles-ci se déroulent dans un avenir rapproché. «Mais on s'en va tranquillement vers ça [...] On a aussi une petite pression de la part des députés», souligne-t-il.

Si le DGE confirme que son équipe a le projet sur sa table à dessin, M. Drouin assure qu'il est loin d'être prioritaire. L'implantation des bureaux de vote dans les cégeps et les universités pour les prochaines élections afin d'encourager les jeunes à participer à l'exercice démocratique occupe davantage ses employés.

Néanmoins, cette dernière mesure, tout comme le scrutin par Internet, répond au même besoin de rapprocher le vote de l'électeur pour faire augmenter le taux de participation. «Il nous restera à se rapprocher des nouvelles technologies pour les faire voter tout en s'assurant de la sécurité, de l'intégrité et du secret du vote», fait-il valoir.

Son prédécesseur, Marcel Blanchet, s'était également montré favorable à l'idée. À la veille du déclenchement de la dernière campagne électorale provinciale, il avait formulé le souhait de voir le Québec adopter ce mode de votation à court terme.

Pour tester l'idée du vote par Internet, le DGE a ciblé deux populations, les électeurs hors Québec ainsi que ceux habitant dans le Grand Nord. «On a de plus en plus de difficultés avec le vote par correspondance [...] Ça ne donne pas les résultats qu'on voudrait», explique Jacques Drouin au sujet de cette première catégorie. Les délais pour l'inscription et le retour des bulletins par la poste font notamment partie des lacunes observées.

La difficulté à faire voter les populations du nord de la province et le coût élevé de l'opération poussent également le DGE à vouloir essayer la nouvelle technologie auprès de la seconde catégorie d'électeurs.

Projet-pilote reporté

Élections Canada a pour sa part reporté son projet-pilote de vote sur Internet qui devait être testé auprès de groupes d'électeurs lors d'une première élection partielle qui aurait eu lieu après mars 2013. L'organisme a dit vouloir prendre plus de temps afin de s'assurer que les technologies utilisées soient sécuritaires et qu'elles ne protègent les renseignements personnels.

Halifax, en Nouvelle-Écosse, et Markham, en Ontario, ont adopté une forme de vote par Internet alors que l'Estonie l'a implanté en 2007 pour ses élections nationales.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer