Paradis fiscaux: les élus montrent patte blanche

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La première ministre Pauline Marois

La Presse Canadienne

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(Québec) Ni elle ni aucun de ses élus ne possèdent de compte dans un paradis fiscal où règne le secret bancaire, a assuré la première ministre Pauline Marois, mercredi.

Le chef libéral, Philippe Couillard, et le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, ont précisé ne pas détenir le moindre compte bancaire à l'étranger.

«J'ai été à l'étranger quatre ans quand j'étais non résident canadien. Quand je suis rentré, il n'y a rien qui est resté offshore. Non seulement je n'ai rien, mais ma conjointe n'a rien non plus», a soutenu Philippe Couillard en soulignant qu'il était important de s'interroger sur la situation des conjoints dans ces situations. Une façon de susciter des interrogations sur le conjoint de Pauline Marois, Claude Blanchet?

M. Couillard a annoncé qu'il allait rencontrer le commissaire à l'éthique et à la déontologie sous peu, même s'il n'est pas actuellement député. Il compte faire inscrire dans son dossier qu'il ne détient aucun actif à l'étranger.

«Je n'ai jamais eu d'argent à l'extérieur du Québec, a de son côté déclaré le chef caquiste, François Legault. Moi et mon épouse avons nos comptes à la Banque Nationale.»

Pauline Marois a répondu aux questions des journalistes à la volée, sans s'arrêter ni expliciter quoi que ce soit.

Tous ont dû se défendre contre les attaques plus ou moins directes lancées par le cochef de Québec solidaire, Amir Khadir. «Est-ce que M. François Legault a quelque chose à cacher? Je ne le sais pas. Est-ce que M. Couillard a quelque chose à cacher? Je ne le sais pas. Est-ce que Mme Marois ou sa famille ont quelque chose à cacher? Je n'en ai aucune idée et j'espère que non.»

M. Khadir disait ne pas comprendre que le Parti québécois, le Parti libéral du Québec et la Coalition avenir Québec aient rejeté la veille une motion de son parti visant à faire la chasse aux élus qui détiendraient un compte bancaire dans «un paradis fiscal ou une juridiction de complaisance».

La motion rejetée proposait que «les partis présents à l'Assemblée nationale s'engagent à démettre de leurs fonctions tout député ou ministre ayant un compte dans un paradis fiscal ou une juridiction de complaisance où règne le secret bancaire».

Le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, a expliqué mercredi que la motion n'avait pas à être débattue et encore moins à être adoptée, puisque le Québec possède déjà des règles éthiques exemplaires en la matière. Elles concernent même les simples députés, a-t-il noté.

«Est-ce que ça empêche quelqu'un de contrevenir à la loi? Malheureusement, non. L'évasion fiscale, c'est toujours condamnable», qu'elle soit le fait d'«un député ou de n'importe quel autre citoyen».

Sans réserve

En réponse à une question du chef parlementaire libéral, Jean-Marc Fournier, Mme Marois a dit appuyer «sans aucune réserve» le gouvernement fédéral dans la nouvelle bataille qu'il mène sur le front fiscal. Ottawa songe entre autres à faire appel aux tribunaux pour forcer les réseaux CBC/Radio-Canada à lui remettre la liste qu'ils ont obtenue de noms de Canadiens et de Québécois détenant des avoirs dans des paradis fiscaux.

S'il le fallait, le gouvernement québécois lui-même n'hésiterait pas à recourir à «tous les moyens légaux» pour l'obtenir, a affirmé Pauline Marois.

Les partis d'opposition veulent que ces informations soient divulguées aux autorités, mais se disent soucieux de la protection des sources journalistiques.

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