Bernard Landry se rallie à la gouvernance souverainiste

Aujourd'hui, avec un Parti québécois minoritaire à l'Assemblée... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Aujourd'hui, avec un Parti québécois minoritaire à l'Assemblée nationale, il n'y a «pas beaucoup d'autre solution» que la gouvernance souverainiste, estime Bernard Landry.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Virulent critique de la «gouvernance souverainiste» de Pauline Marois l'an dernier, l'ex-chef du Parti québécois et ancien premier ministre Bernard Landry estime aujourd'hui que cette stratégie est la meilleure dans les circonstances.

Ce n'est pas de l'enthousiasme, c'est du pragmatisme. «Je suis obligé de me contenter de la meilleure défense des intérêts du Québec», a dit M. Landry au Soleil, jeudi. Tout a changé depuis un an, a-t-il expliqué.

Lorsqu'il a fait paraître une lettre acerbe dans les journaux, en janvier 2012, il avait encore l'espoir de voir le Parti québécois prendre le pouvoir de façon majoritaire. Si son voeu s'était concrétisé, il serait toujours partisan d'une stratégie volontariste; du déclenchement d'un référendum sur la souveraineté le plus tôt possible.

«Renouer clairement avec sa raison d'être»

«Le premier geste vital que le Parti québécois doit poser, c'est de renouer clairement avec sa raison d'être. Son objectif numéro un doit être l'indépendance nationale», avait tonné Bernard Landry il y a plus d'un an.

Mais aujourd'hui, avec un Parti québécois minoritaire à l'Assemblée nationale, il n'y a «pas beaucoup d'autre solution» que la gouvernance souverainiste, poursuit l'indépendantiste de la première heure.

Il la croit nécessaire pour combattre le «gouvernement centralisateur et méprisant» de Stephen Harper. «S'attaquer au Fonds de solidarité, il faut le faire!», laisse-t-il tomber.

Il faut mener «des batailles pour limiter les dégâts» causés par les «intrusions du gouvernement fédéral». La gouvernance souverainiste est une stratégie ad hoc, selon lui.

Mercredi, le gouvernement Marois a annoncé qu'il créera des «commissions nationales d'examen» chaque fois qu'une «initiative fédérale» importante «sera jugée contraire aux intérêts québécois». La première de ces commissions nationales d'examen se penchera sur la réforme de l'assurance emploi décidée «unilatéralement et sans évaluation d'impact» par Ottawa, ont martelé les ministres Alexandre Cloutier et Agnès Maltais. Cette commission sera coprésidée par l'ex-ministre péquiste Rita Dionne-Marsolais et l'ex-chef du Bloc québécois Gilles Duceppe.

D'après la définition qui en a été donnée mercredi, la gouvernance souverainiste vise à «freiner et à combattre les ingérences» du gouvernement fédéral, à «assumer tous les pouvoirs» du Québec, ainsi qu'à «repousser les limites imposées par l'ordre constitutionnel actuel». Elle vise aussi à acquérir de nouveaux pouvoirs.

Irrité et blessé

Bernard Landry participera samedi à Québec à la phase 2 des États généraux sur la souveraineté du Québec.

S'il sait que le «contexte n'est pas favorable à la fusion» des différents partis souverainistes - le Parti québécois, Québec solidaire et Option nationale -, l'ex-chef estime néanmoins qu'ils doivent collaborer. «On peut faire des choses ensemble pour faire avancer l'indépendance», affirme-t-il.

C'est entre autres ce qu'il dira devant les représentants de ces trois partis politiques, parmi lesquels le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Gouvernance souverainiste, Alexandre Cloutier, le nouveau co-porte-parole de Québec solidaire, André Frappier, et le chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant.

Au cours de l'entrevue, Bernard Landry s'est montré irrité et blessé par le qualificatif de «belle-mère» souvent accolé dans les médias à des anciens chefs de parti comme lui qui prennent la parole publiquement. Il réprouve cette critique qu'il juge particulière au Québec.

Il note qu'en France, des anciens premiers ministres se prononcent sur différentes questions. Il souligne que l'ex-premier ministre du Royaume-Uni, Tony Blair, fait aussi entendre son point de vue. Il trouve normal qu'il en soit ainsi.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer