Changements à l'aide sociale: les députés informés à la sauvette

Les députés du Parti québécois ont été informés à la sauvette des  changements... (Photothèque Le Soleil)

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(Québec) Les députés du Parti québécois ont été informés à la sauvette des changements à l'aide sociale décidés par le Conseil des ministres. La discussion à ce sujet n'a duré qu'une dizaine de minutes, a appris Le Soleil.

Elle s'est tenue juste avant l'actuelle relâche parlementaire, le jeudi 21 février, et quelques instants seulement avant une période des questions.

La décision touchant les moins bien nantis de la société a surpris des députés, selon nos informations. Mais aucun n'entendrait ruer dans les brancards.

Tous auraient accepté les explications fournies, du moins pour l'instant et en apparence.

Lors de ce caucus, la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, a mis l'accent sur l'état fragile des finances publiques pour justifier sa décision.

Son ministère a reçu du Conseil du trésor une «commande» de compressions de 19 millions$ pour les missions qu'il assume à l'aide sociale.

Selon certains, il ne serait donc pas tout à fait exact de dire que le but de l'opération n'est pas de générer des économies, mais uniquement de mieux pourvoir des postes disponibles. Il serait plus juste de dire qu'il est aussi de réduire les dépenses publiques, note-t-on.

Allocation de 195$

Le Soleil rapportait, samedi, que les ménages composés de deux parents aptes au travail perdront une allocation de 129 $ liée à la charge d'un enfant de moins de cinq ans à partir du 1er juin. Le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale repousse aussi de 55 à 58 ans le seuil minimal pour recevoir la même allocation compensant les difficultés à percer le marché du travail. Le montant d'une prestation passera alors de 733 $ à 604 $, une coupe de près de 20 %, a déploré Amélie Châteauneuf, porte-parole du Front commun des personnes assistées sociales.

Une allocation de 195 $ sera par contre offerte à certains prestataires touchés, lesquels seront ainsi encouragés à participer à des «parcours» de réinsertion en emploi.

Pensions alimentaires

Cette décision du gouvernement Marois fait croire à plusieurs que ce n'est pas cette année que les pensions alimentaires pour enfants versées à des mères monoparentales à l'aide sociale cesseront d'être amputées.

L'automne dernier, l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité une motion exigeant que «le gouvernement du Québec agisse avec diligence et équité afin que les pensions alimentaires pour enfants cessent d'être traitées comme un revenu pour le parent créancier dans le calcul des prestations d'aide sociale, ainsi que d'admissibilité à l'aide juridique, à l'aide financière aux études et au soutien au logement».

Les familles monoparentales à l'aide sociale ne touchent que 100$ par mois de la pension alimentaire versée pour les enfants par le parent non gardien.

Le coût de la suppression de cette pénalité, désormais réclamée par tous les partis, est évalué à quelque 40 millions$ par année.

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