PLQ: Philippe Couillard lance un appel aux caquistes

Dans la course à la chefferie du PLQ,... (Le Soleil, Jocelyn Bernier)

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Dans la course à la chefferie du PLQ, Philippe Couillard a refusé de se dire en avance, même si ses deux adversaires, Raymond Bachand et Pierre Moreau, admettent qu'il mène à l'heure actuelle.

Le Soleil, Jocelyn Bernier

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(Québec) Philippe Couillard s'est fixé un objectif s'il devient chef du Parti libéral du Québec le 17 mars: rallier un maximum d'électeurs caquistes derrière lui. La Coalition avenir Québec de François Legault est dans sa mire politique.

«Je suis persuadé qu'à la Coalition avenir Québec, il existe pas mal de sympathisants des idées libérales que j'exprime», a déclaré l'ex-ministre de la Santé en entrevue au Soleil, mardi.

Revenu sur le terrain politique en octobre, Philippe Couillard paraît convaincu de pouvoir élargir la base électorale des libéraux. «Il y a un bassin de sympathisants de ce que j'appelle le "libéralisme" ou le "courant libéral". Il dépasse de beaucoup les limites actuelles du Parti libéral du Québec.»

Tout au long de cet entretien d'une heure, le candidat à la succession de Jean Charest a pris soin de ne pas se montrer présomptueux quant à l'issue de la course à la direction du Parti libéral. À ce stade-ci, rien ne peut être tenu pour acquis, a-t-il répété et martelé.

Il a refusé de se dire en avance, même si ses deux adversaires, Raymond Bachand et Pierre Moreau, admettent qu'il mène à l'heure actuelle. Il aurait le soutien d'un plus grand nombre des délégués choisis jusqu'ici.

«La campagne va bien, mais on ne prend rien pour acquis», s'est contenté de répondre le principal intéressé.

Nationalisme

S'il devient chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard réhabilitera un «discours d'affirmation nationale» chez les libéraux provinciaux. Il l'inscrira bien sûr dans une «perspective fédéraliste».

Il veut faire de «l'attachement à l'identité québécoise, à la langue française et à tout ce qui rend les Québécois distincts» un credo de son parti. Une conviction qu'il porte en lui, a-t-il assuré.

Il semble aussi y voir une façon de rebrancher son parti sur l'électorat francophone québécois. «Je pense qu'on a laissé trop de terrain libre aux souverainistes, alors que ce discours appartient à tous les Québécois. Il faut qu'on soit sur ce terrain.»

«Gouvernement ouvert»

Comme ses deux adversaires - bien qu'avec des tonalités propres -, Philippe Couillard estime impératif de «renouveler profondément le Parti libéral du Québec», de bâtir une économie basée sur le savoir et de scruter la colonne des dépenses de l'État québécois.

«Il ne faut pas tout donner aux universités. Il faut leur en donner, mais il faut en garder pour l'amont. Une des raisons de notre plus faible taux de diplomation universitaire au Québec, c'est qu'il y a moins de jeunes qui se rendent aux études postsecondaires qu'il devrait y en avoir. Même chose pour les hôpitaux. Il faut leur en donner, mais il faut en garder pour les soins à domicile et les soins à la communauté.»

Plus particulièrement, le candidat propose une réforme globale de la fiscalité des entreprises et des individus pour en corriger les «dysfonctionnements importants». Ainsi que la mise en place d'«un gouvernement ouvert et transparent».

À ce sujet, il suggère de divulguer de «manière proactive» toutes sortes de renseignements gouvernementaux sur le Web, que ceux-ci concernent les budgets alloués à des projets, des subventions, des frais de voyage ou encore les coûts des formations diverses suivies par les agents publics.

Cette transparence obligerait toutes les personnes concernées à faire preuve de vigilance et de retenue, laisse-t-il entendre. Elle limiterait les abus.

Cette idée représente selon lui «la meilleure réponse à apporter au cynisme» de la population à l'égard de l'appareil public.

Pas d'«obsession»

Se réapproprier le discours de l'«affirmation nationale» tout en campant une position claire en faveur de l'ensemble canadien; s'il gagne le 17 mars, ce ne sont évidemment pas les électeurs souverainistes que Philippe Couillard cherchera à séduire dans le but d'élargir la base libérale. Ce sont ceux de la Coalition avenir Québec.

«On ne peut pas se tenir sur la clôture, dénonce-t-il en parlant de François Legault. Ou bien on croit que l'avenir du Québec est mieux assuré dans la fédération canadienne, ce qui est mon cas, ou bien on croit qu'il doit la quitter.»

Mais attention, lui-même n'entend fixer aucun échéancier sur l'adhésion du Québec à la Constitution canadienne, ni faire de ce dossier une «obsession».

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