Direction du PLQ: «Rien n'est joué», dit Raymond Bachand

Raymond Bachand est d'avis que les délégués soutenant... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Raymond Bachand est d'avis que les délégués soutenant Pierre Moreau pourraient se rallier à lui advenant un second tour lors de l'élection du nouveau chef du Parti libéral du Québec, le 17 mars.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) «Rien n'est joué» dans la course à la direction du Parti libéral du Québec, soutient le candidat Raymond Bachand. L'ex-ministre des Finances doute que l'actuel meneur, Philippe Couillard, passe la barre des 50 % d'appuis dès le premier tour de scrutin, le 17 mars, et qu'il succède ainsi et aussi facilement à Jean Charest.

Il pense que les délégués soutenant l'actuel troisième homme de la course, Pierre Moreau, pourraient se rallier à sa candidature lors d'un éventuel second tour - s'il a bel et bien lieu et s'il finit lui-même deuxième, comme il en paraît convaincu.

En entrevue au Soleil, lundi, Raymond Bachand a parlé des «affinités naturelles» existant entre les députés libéraux soutenant sa propre candidature et ceux appuyant celle de Pierre Moreau. Une façon pour lui de dire que les délégués derrière M. Moreau pourraient plus naturellement se tourner vers lui que vers M. Couillard.

Pour l'heure, Philippe Couillard mène le jeu. «Il est en avance», a convenu Raymond Bachand. Son organisation estime à 45 % l'appui dont bénéficie l'ancien ministre de la Santé chez les délégués choisis jusqu'ici.

Raymond Bachand serait deuxième, avec 30 % des délégués désignés jusqu'à présent, et Pierre Moreau, troisième, avec 25 % de ceux-ci.

«Il n'y a pas eu de discussions en ce sens-là à ce moment-ci, a insisté M. Bachand. Mais je pense que nos équipes sont assez proches les unes des autres. Les députés qui nous appuient sont assez proches les uns des autres.»

Une santé à retrouver

Les défis qui attendent le prochain chef libéral sont nombreux. Il devra relever un parti devenu le mal-aimé des francophones québécois. Raymond Bachand le savait avant de se lancer dans l'aventure; mais il le sait plus encore aujourd'hui!

Le Parti libéral du Québec vous apparaît-il plus mal en point que vous ne le pensiez? lui a-t-il été demandé lors de cette entrevue avec des représentants de l'équipe éditoriale. La réponse n'est venue qu'au bout d'un moment de silence, de réflexion. «Je pense à la conséquence de la réponse que je vais donner», a fini par expliquer l'ex-grand manitou des Finances avec un sourire.

«Le parti pourrait être en meilleure santé, disons cela comme ça; par exemple, au niveau de sa capacité à émettre des idées.»

Raymond Bachand n'aurait pas imaginé il y a quelques mois que le parti qui formait le gouvernement jusqu'au 4 septembre dernier aurait de la difficulté à recruter 24 délégués dans chacune des 125 circonscriptions électorales en vue de son congrès de la mi-mars. Ceux qui voteront ne seront pas 3000, comme prévu au départ, mais probablement moins de 2600.

Le Parti libéral du Québec «a besoin d'une bonne dose de renouveau. Depuis plusieurs années, ce n'est plus un parti de débats. Ça, il faut que ça change. Avec moi, les députés pourront exprimer des opinions divergentes». Et les candidats libéraux dans les circonscriptions ne seraient pas choisis par la direction, mais par les membres, à la base.

De façon générale, le candidat Bachand note que le militantisme au sein des grands partis a perdu des plumes partout en Occident.

Sur la course à la direction comme telle, il ne peut que constater qu'elle n'a jusqu'à présent «passionné ni les médias, ni le Québec».

Le credo économique

Sur le fond, Raymond Bachand martèle son credo économique. Il en fait un atout distinctif. «L'économie est au centre de tout, observe-t-il. Pourquoi? Parce que si tu n'as pas d'argent, tu ne peux pas payer les services aux citoyens.»

Être «maître de son destin», c'est jouir de finances publiques saines, enchaîne-t-il. Il souligne qu'englués dans les affres d'une récession qui n'en finit plus de finir, ni le Portugal, ni l'Espagne, ni la Grèce ne sont maîtres de quoi que ce soit actuellement.

«Si on veut que le Québec se rende quelque part, il faut prendre des décisions sur le développement, notamment en ce qui concerne les secteurs minier et pétrolier. Sinon, dans 10 ans, on n'aura pas les moyens de payer notre panier de services. Parallèlement, il faut investir dans nos cerveaux, à l'université, et dans les compétences techniques.»

Raymond Bachand a plus d'une fois écorché le gouvernement Marois durant cet entretien de plus d'une heure. Pour lui, le Parti québécois forme «le pire gouvernement» que le Québec ait connu depuis le décès de Maurice Duplessis en 1959. Avec lui, «on est dans l'illusion tranquille. On achète la paix dès que quelqu'un chiale.»

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