La députée Danielle St-Amand s'excuse après avoir injurié Martine Ouellet

D'après des témoignages entendus dans les rangs péquistes... (La Presse Canadienne)

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D'après des témoignages entendus dans les rangs péquistes et libéraux, Danielle St-Amand aurait lancé à plus d'une reprise de disgracieux «va ch...» à Martine Ouellet. D'autres versions veulent que ce soit plutôt «cr... de folle».

La Presse Canadienne

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(Québec) Il a fallu des heures, jeudi, pour que la libérale Danielle St-Amand présente ses excuses à la ministre Martine Ouellet pour les mots grossiers qu'elle lui avait balancés au visage mardi soir.

Ce n'est qu'en fin de journée qu'elle a cédé aux pressions venant de toutes parts, y compris de son propre parti.

«Je tiens à m'excuser auprès de la ministre Ouellet, ainsi qu'auprès de mes collègues de la Commission pour mes propos qui, j'en conviens, étaient inappropriés.»

Elle évoque un «coup d'émotion». Elle l'explique par les «pertes d'emplois» engendrées par la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2.

Mardi soir, Danielle St-Amand aurait lancé à plus d'une reprise de disgracieux «va ch...» à Martine Ouellet lors d'une «séance privée de travail» de la commission parlementaire se penchant sur les impacts de la fermeture de Gentilly-2, ainsi que sur le plan de diversification économique des régions touchées. D'autres versions veulent que ce soit plutôt «cr... de folle»...

Les députés péquistes Noëlla Champagne et Luc Trudel ont rencontré les médias, hier matin, au surlendemain de l'incident, pour dénoncer les insultes de Danielle St-Amand.

Ils ont annoncé qu'ils ne retourneraient pas à la commission - autrement dit, la fin de ses travaux.

Les excuses de Mme St-Amand tombées en fin de journée n'y changeront rien, a confié un membre du gouvernement au Soleil en soirée. La commission parlementaire ne reprendra pas son cours.

Il n'y aura donc pas de rapport des élus de l'Assemblée nationale sur ces enjeux.

L'atmosphère qui prévalait n'était «nullement propice à la rédaction d'un rapport dénué de toute partisanerie», avaient fait valoir les députés Noëlla Champagne et Luc Trudel en matinée.

«Les vieux partis»

La Coalition avenir Québec a dénoncé les propos de la libérale Danielle St-Amand. Mais elle soupçonne le gouvernement Marois de s'être servi du premier prétexte venu pour tourner les talons et claquer la porte.

Danielle St-Amand «a donné tout le prétexte nécessaire au gouvernement pour ne pas déposer de rapport», a déploré le caquiste Donald Martel, député de Nicolet-Bécancour.

Il rappelle que le gouvernement Marois «n'était pas très chaud» à l'idée de tenir cette commission parlementaire.

«On assiste à une chicane entre les deux vieux partis, une chicane qui se fait au détriment des gens de mon comté. La moindre des choses aurait été qu'on complète nos travaux.»

Au gouvernement, on nie avoir sauté sur un quelconque prétexte. Les injures de la libérale sont tout simplement intolérables, insiste-t-on. Elles n'ont pas leur place au Parlement.

Cet incident ne remet pas en question l'élaboration par le gouvernement d'un plan de diversification économique de 200 millions $ pour les régions du Centre-du-Québec et de la Maurice.

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