Course à la direction du PLQ: unanimes pour exploiter les hydrocarbures

Les trois candidats à la direction du PLQ,... (Photo: Édouard Plante-Fréchette, archives La Presse)

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Les trois candidats à la direction du PLQ, Pierre Moreau, Philippe Couillard et Raymond Bachand, ont tous plaidé en faveur de l'exploitation des gaz de schiste et du pétrole lors du cinquième et dernier débat avant l'élection du prochain chef, tenu à Rimouski.

Photo: Édouard Plante-Fréchette, archives La Presse

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(Rimouski) Il ne faut pas attendre l'unanimité dans la population avant de se lancer dans l'exploitation des gaz de schiste et du pétrole, lancent à l'unisson les aspirants à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ).

Au cinquième et dernier débat avant l'élection du prochain chef, le 17 mars, les trois candidats à la succession de Jean Charest ont offert un plaidoyer en faveur de l'exploitation des hydrocarbures du sous-sol québécois.

Si les principes de développement durable et de consultation sont incontournables, il ne faut pas laisser les «extrémistes» et ceux qui «disent toujours non» mener le bal, selon les aspirants chefs. Que ce soit pour l'exploitation des gaz de schiste ou du pétrole en Gaspésie, à Anticosti ou encore au gisement d'Old Harry. Ils appuient aussi le renversement du flux du pipeline d'Embridge vers l'estdu pays.

«Peut-on vraiment tourner le dos à cette occasion de soutenir nos programmes sociaux et agir contre notre dette?» a demandé Philippe Couillard, considéré comme le meneur de la course. Il note que, «même sous un gouvernement démocrate», les États-Unis exploitent les gaz de schiste au point de lever le nez sur notre électricité. «Je dis parfois à la blague qu'au Québec, on ne veut pas chercher du pétrole, des fois qu'on en trouverait», a lancé l'ex-ministre de la Santé.

Le Québec devrait s'arrimer avec Terre-Neuve pour exploiter le gisement d'Old Harry, au large des Îles-de-la-Madeleine, puisqu'il chevauche les deux territoires, estime Raymond Bachand. Des redevances pourraient financer l'industrie de la pêche, suggère-t-il. «Les ressources naturelles, vaut mieux les exploiter que les importer», a-t-il déclaré.

Pierre Moreau pense aussi que les régions seraient plus enclines à l'exploitation si elles pouvaient toucher des redevances et s'enrichir. Mais les municipalités devraient avoir un veto pour les projets en zone urbaine, croit-il. «Si Pétrolia s'est retrouvé à vouloir creuser à 300 mètres d'une résidence à Gaspé, c'est clair qu'il y a quelque chose qui s'est mal fait», estime M. Moreau.

Le gouvernement du Québec doit continuer à développer la filiale éolienne et le réseau hydroélectrique, même si Hydro-Québec est en surplus de production, soutiennent les candidats. M. Moreau juge par ailleurs que la société d'État doit faire preuve de plus de transparence dans l'évaluation de sa production.

Pas d'attaque

La principale dissonance entendue samedi concerne le sort de l'Union des producteurs agricoles (UPA). MM. Couillard et Moreau souhaitent soumettre aux agriculteurs la possibilité de mettre fin au monopole syndical de l'UPA. Plusieurs entités représenteraient peut-être mieux la réelle diversité de l'industrie, plaident-ils. M. Bachand a plutôt salué le travail de l'UPA dans le zonage agricole et le dossier de gestion de l'offre.

Pas d'attaque entre candidats, samedi, comme ça avait été le cas lors du débat en anglais, la semaine dernière. Raymond Bachand ne regrette pas d'avoir rappelé la proximité à une certaine époque entre M. Couillard et le Dr Arthur Porter, aujourd'hui soupçonné de fraude.

L'approche de la «phase critique» des assemblées générales, au cours desquelles les circonscriptions choisiront chacune 24 délégués qui éliront le nouveau chef, explique peut-être le comportement deM. Bachand, selon M. Couillard. «Mais je n'en fais pas de cas, dit-il. Je ne suis pas quelqu'un de rancunier.»

Difficile de prévoir la composition des délégations de chaque circonscription avant les assemblées générales qui débutent demain. Dans certains cas, les organisations des trois aspirants s'affronteront pour faire élire chacune le plus de délégués possible.

«On va faire le maximum d'efforts, prévient M. Couillard. En sachant d'avance qu'on ne les remportera pas toutes. On va adopter un comportement positif. Je ne crois pas être là de façon intimidante pour les militants le jour où ils déposeront leur bulletin. Par contre, oui, on va appeler les délégués avant les assemblées.»

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