Coupes en recherche: une publicité-choc irrite le gouvernement

Lla publicité-choc «Je suis Michèle» présente une femme,... (Photo tirée du site jesuismichele.com)

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Lla publicité-choc «Je suis Michèle» présente une femme, âgée de 52 ans, atteinte du cancer de l'ovaire, qui témoigne que les travaux de chercheurs représentent son seul espoir.

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(Estérel) La première ministre Pauline Marois et le ministre de la Santé Réjean Hébert réprouvent la campagne de publicité se servant d'une patiente gravement malade pour dénoncer les coupes de 10 millions $ en recherche, décrétées par Québec.

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi, à Rimouski, lors d'une rencontre préparatoire du Sommet sur l'enseignement supérieur, le ministre Pierre Duchesne n'a pas caché son irritation contre la publicité-choc «Je suis Michèle». Une femme, âgée de 52 ans, atteinte du cancer de l'ovaire, témoigne que les travaux de chercheurs représentent son seul espoir.

Réjean Hébert n'a pas plus apprécié que son collègue Duchesne la dénonciation orchestrée par les responsables des 18 centres de recherche, les accusant de se servir de malades comme «otages». Que les chercheurs fassent des pressions, soit! a lancé le ministre Hébert.

«Que des chercheurs utilisent des fonds pour la recherche pour faire une campagne de publicité, je me pose des questions. Mais qu'en plus, ils [prennent] des patients en otages pour faire valoir leur point de vue, je crois qu'ils vont trop loin.»

La chef du gouvernement a déploré «qu'on utilise un peu les personnes en cause. Et c'est dommage».

Pauline Marois a soulevé que les compressions ne signifient pas disparition des sommes aux chercheurs. La diminution- sur un budget global de plus de 500 millions $, avance Québec - s'inscrit dans l'effort du gouvernement de réduction des dépenses pour l'année en cours.

«C'est exceptionnel que ça prend un an pour faire une recherche qui changera vraiment et profondément les choses», a-t-elle tenu à mettre en perspective. Cela s'étale habituellement «sur 4, 5, 6, 10 ans».

Temporaire

«Les recherches engagées continueront d'avoir les fonds nécessaires pour continuer, a repris la première ministre. C'est sûr que certaines recherches vont devoir peut-être ralentir. D'autres ne seront pas autorisées maintenant.

«Mais c'est une situation tellement temporaire que je crois que ce serait injuste que de dire que nous n'accordons pas priorité à la recherche.»

À son impromptu de presse, le ministre Hébert a fait valoir que les témoignages de malades ne lui posent pas de problème. «C'est qu'on utilise ces témoignages à des fins de pression politique. Même dans les conflits [des gouvernements passés] avec les professionnels de la santé, on ne s'est jamais rendu aussi loin que ça.»

Par ailleurs, la première ministre a minimisé l'importance de la contestation qui a perturbé la rencontre de Rimouski et forcé l'intervention policière. «Je pense que c'est un événement mineur. Je suis très heureuse du dialogue que nous avons rouvert avec les associations étudiantes», a-t-elle mentionné, en faisant référence au printemps de manifestations incessantes dans les rues de Montréal contre la décision de hausser radicalement les droits de scolarité.

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