Voyage de Marois en Écosse: un échec, selon Legault

Le cabinet du premier ministre indépendantiste écossais, Alex... (Wikipedia)

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Le cabinet du premier ministre indépendantiste écossais, Alex Salmond (photo), refuse toute prise d'images lors de sa «rencontre de courtoisie» avec Pauline  Marois.

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(Québec) Si l'accueil réservé en Écosse à Pauline Marois démontre «l'échec» de la mission pour François Legault, les libéraux jugent plutôt qu'elle représente un «danger» pour l'économie québécoise.

Les médias ont rapporté mardi que le premier ministre de l'Écosse, Alex Salmond, a refusé toute prise d'images avec Mme Marois lors de leur rencontre de «courtoisie». Aucun point de presse non plus. Uniquement un communiqué commun.

Le Scottish National Party doit organiser un référendum sur l'indépendance de l'Écosse d'ici la fin de 2014.

«Je ne pense pas que Mme Marois a un grand succès avec ses rencontres en Écosse, a raillé M. Legault en matinée. Je ne sais pas si ça valait le prix du billet. Il ne semble pas y avoir eu une longue rencontre et beaucoup d'intérêt de partager avec Mme Marois sur les référendums.»

Selon lui, la chef du gouvernement québécois devrait se concentrer sur des missions économiques plutôt que de chercher à mousser l'idée de la souveraineté du Québec.

«Je pense que c'est un échec, dit-il. Ce dont on a besoin, quand on va à l'étranger, c'est d'aider à compléter des ententes pour investir au Québec.»

Mais le Parti libéral du Québec et son chef intérimaire, Jean-Marc Fournier, ne l'entendent pas ainsi. Un article du Herald Scotland, qui a obtenu une entrevue avec Mme Marois, soutient qu'elle transmettra au parti indépendantiste écossais des informations au sujet des référendums québécois. Le chef libéral y voit une «ingérence» inacceptable et un geste «lourd de sens».

Il y a d'après lui lieu de s'inquiéter pour les relations commerciales avec notre troisième partenaire en importance, le Royaume-Uni. «On sait très bien que cela suscite des émotions et des questionnements [du genre] : "Est-ce mon partenaire?" évoque M. Fournier. Évidemment que ça pourrait nuire. Même dans les domaines économiques, les émotions existent.»

Les réactions de l'opposition laissent l'attachée de presse de Mme Marois songeuse. Marie Barrette s'explique mal que la CAQ ait pu commenter la rencontre avant même qu'elle ait lieu. «Ça a duré plus de 45 minutes», insiste-t-elle. Les Écossais n'ont selon Mme Barrette pas la même compréhension de l'expression «rencontre de courtoisie».

Aussi, la journaliste du Herald Scotland a mal compris Mme Marois, assure l'attachée de presse. En fait, il était question de transmettre des documents si le premier ministre écossais en faisait la demande. Et cela ne se serait pas avéré.

«On l'a dit et on l'a répété, il n'est pas question de s'ingérer dans les affaires internes de l'Écosse», a affirmé Mme Barrette.

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