Trudeau estime que l'avenir du Canada passe par la question autochtone

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Parmi l'assistance, Clément Alarie, 88 ans, a apprécié le discours de Justin Trudeau, en campagne dans l'Est-du-Québec. Selon lui, «il a une expérience que son père n'avait pas. Il ira loin.»

Collaboration spéciale Marc Larouche

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Marc Larouche, collaboration spéciale
Le Soleil

(Rimouski) L'aspirant à la direction du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, affirme que l'avenir du pays passe par le règlement de la question autochtone. De passage lundi dans l'Est-du-Québec, prêchant pour une société plus juste, il a insisté sur l'importance de l'engagement et du dialogue.

«Le problème amérindien est un enjeu qui va beaucoup plus loin que le blocage de voies ferrées ou de Idle No More. Nous avons trouvé des solutions faciles à des problèmes qui durent depuis des siècles et que l'on a voulu ignorer. Ce que nous avons tenté n'a pas été suffisant. Les autochtones forment une très importante proportion de gens au pays. Il faut s'asseoir ensemble et discuter. La question autochtone fait partie de l'avenir du pays», disait-il devant près de 150 personnes réunies à l'UQAR.

Il a ajouté d'autre part que s'il était au pouvoir, il annulerait la décision du gouvernement conservateur de déménager à Halifax la bibliothèque scientifique de l'Institut Maurice-Lamontagne de Rimouski.

«Je suis énormément inquiet de ces coupures dans les activités de recherche. Cette idée de déplacer la seule bibliothèque francophone scientifique démontre comment M. Harper est sourd aux préoccupations des Québécois. Pour bâtir un pays plus fort et une économie durable, il faut miser sur nos connaissances», dit celui qui annulerait aussi les changements à l'assurance emploi.

«Le gouvernement actuel parle encore de travailleurs saisonniers alors qu'il devrait parler de travail saisonnier. Il n'écoute pas les régions et n'en comprend pas les enjeux.»

Des jeunes et des aînés

Dans la salle, des jeunes, mais aussi des aînés. «J'ai beaucoup aimé qu'il parle d'éducation et d'environnement», dit Jean-Martin Deschênes, 19 ans, étudiant en sciences comptables. «Il a une expérience que son père n'avait pas. Il ira loin», ajoute Clément Alarie, 88 ans.

Le candidat s'est par ailleurs dit très heureux de l'entrée en scène de Martin Cauchon, qui porte à neuf le nombre d'aspirants à la tête de l'organisation. «Nous savions que nous aurions une course avec des gens d'expérience et j'ai hâte de commencer les débats avec tous les candidats. Ce sera une course d'idées et les gens auront le choix.»

Parce qu'il l'avoue lui-même, le Parti libéral part de loin. Tout est à refaire. C'est d'ailleurs pourquoi, pour la première fois, toute la population est invitée à choisir qui en sera le chef.

«Les Canadiens qui ne sont pas membres d'une autre formation politique [...] n'ont qu'à s'inscrire et pourront voter, même s'ils ne sont pas membres de notre parti», conclut-il, invitant l'assistance à visiter son site Internet, www.justin.ca. «Je suis LE Justin au Canada, j'ai battu Justin Bieber», disait-il, provoquant les rires, avant de citer plus sérieusement un principe autochtone qui illustre l'importance de miser sur l'environnement.

«On n'hérite pas de la terre de nos parents. On l'emprunte de nos petits-enfants. Votre engagement fera de nous une partie de la solution et non du problème. Que le cynisme cesse. Il faut arrêter de voter "contre" quelque chose mais, au contraire, commencer à voter "pour".»

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