«Les gens en ont ras le pompon» des transfuges, selon le ministre Drainville

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«Les gens en ont ras le pompon de ces députés qui changent de parti sans demander l'avis des électeurs qui les ont élus», lance Bernard Drainville.

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(Québec) «Les gens en ont ras le pompon de ces députés qui changent de parti sans demander l'avis des électeurs qui les ont élus», lance Bernard Drainville.

Le ministre responsable des Institutions démocratiques a commenté, mercredi, les informations selon lesquelles son ministère explore la possibilité de mettre des bâtons dans les roues des «vire-capot».

Le projet de loi auquel il songe ferait en sorte qu'un député voulant quitter son parti en cours de mandat devrait siéger comme indépendant jusqu'au prochain scrutin général avant de porter les couleurs d'une autre formation politique - si ses électeurs votent alors pour lui, bien sûr.

Si ce député persistait à adhérer à un autre parti sans attendre les élections générales, il devrait tout de suite retourner devant les électeurs. Autrement dit, le transfuge forcerait la tenue d'une élection complémentaire, ce qui est coûteux.

Il en porterait l'«odieux», soutient Bernard Drainville. Une élection complémentaire coûte entre 550 000 $ et 600 000 $.

«Ce sont les électeurs qui doivent trancher. Ce sont eux qui ont eu le premier mot, qui ont permis à cette personne de devenir un député. C'est à eux d'avoir le dernier mot, de décider s'ils veulent que ce député reste en poste sous une nouvelle bannière politique.»

Bernard Drainville affirme qu'il s'agit d'«une mesure d'intégrité démocratique». Il ajoute qu'elle «répond à une volonté populaire».

L'opposition favorable au principe

À la Coalition avenir Québec, le chef parlementaire Gérard Deltell se dit favorable au principe exposé par le ministre responsable des Institutions démocratiques. Il attendra cependant de voir les détails avant de se commettre formellement. «On est ouverts à la discussion», dit-il.

Gérard Deltell refuse toutefois que qui que ce soit au gouvernement Marois évoque le cas des trois anciens péquistes ayant joint la Coalition pour justifier d'éventuels changements. Il insiste : ces députés ont siégé comme «indépendants», puisque le groupe parlementaire caquiste n'était pas officiellement reconnu par l'Assemblée nationale, du moins pas avant les dernières élections générales.

Le député de Chauveau rappelle par ailleurs que le père fondateur du Parti québécois, René Lévesque, a lui-même changé de camp politique, tout comme Lucien Bouchard, qui a fondé le Bloc québécois.

Le libéral Robert Dutil dit aussi ne pas s'opposer au changement envisagé par le ministre - pas plus qu'à son projet d'abolir les primes de départ aux élus quittant leur poste en cours de mandat. Mais il invite Bernard Drainville à faire diligence dans d'autres dossiers.

Robert Dutil attend par contre avec impatience le dépôt d'un projet de loi sur le financement des partis politiques municipaux et des élections municipales. Là, il y a véritablement urgence, dit-il.

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