L'offensive «Plan nord» à New York de Marois exaspère

Pauline Marois... (Jacques Boissinot)

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Pauline Marois

Jacques Boissinot

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(Québec) Après Paris, Pauline Marois tente de vendre le Plan Nord à New York. Une offensive de la première ministre auprès des investisseurs qui exaspère et inquiète la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine.

Jeudi, lors d'un entretien, Ugo Lapointe, l'âme dirigeante de la Coalition, a évité de se montrer trop incisif dans ses commentaires. «C'est un peu difficile de réagir [aux premiers échos de la visite qu'effectue la chef du gouvernement]. Nous sommes encore un peu dans le flou.

«Ce que nous constatons, par contre, c'est que ça confirme un changement radical de ton par rapport aux critiques prononcées par Mme Marois, dans les derniers mois avant les élections. [...] Il y a un décalage entre le discours et le contenu, par rapport aux engagements et aux critiques [péquistes] des deux dernières années.»

«C'est une inquiétude et une déception», a poursuivi le militant à propos des trois premiers mois du gouvernement Marois. «Mais [ce qui rend la critique difficile], c'est qu'elle laisse toujours une place, une ouverture au changement», sans vraiment préciser où elle loge sur certains dossiers.

M. Lapointe craint particulièrement que la chef du gouvernement cède au lobby des «minières et des chambres de commerce. Si nous avions un message, après cette première session parlementaire, c'est de dire à Pauline Marois de se tenir debout face aux pressions.»

La Coalition attendait particulièrement l'adoption d'un nouveau régime de redevances minières. Pour Ugo Lapointe, il s'agit d'un exemple où le gouvernement s'est fait dicter la marche à suivre. Pourtant, «toutes les régions-ressources ont voté pour le PQ» et sont favorables à ce que l'État obtienne davantage avec les droits perçus sur le minerai extrait.

La Coalition, constituée d'une trentaine d'organisations, et qui se représente comme «la principale force de la société civile, indépendante de l'industrie minière», propose une formule où les compagnies seraient taxées à la fois sur la valeur brute du minerai extrait et sur le profit de sa vente. Selon son modèle, l'État aurait pratiquement doublé les 304 millions$ encaissés par Québec, en 2010.

Le porte-parole de la Coalition a rappelé que le regroupement n'est pas contre le développement minier. «Mais pas à n'importe quel prix», a-t-il ajouté en précisant qu'il est natif d'une région qui compte sur ce secteur, l'Abitibi.

Outre les redevances, la Coalition est déçue des 100 premiers jours du gouvernement Marois sans nouvelles garanties financières «pour assurer la protection des sites miniers» et sans ajout de personnel au ministère de l'Environnement pour surveiller les pollueurs et les impacts sur la santé et l'environnement. M. Lapointe a signalé que les crédits déposés aux Ressources naturelles, «où il n'y a pas assez de personnel, n'annoncent rien de bon».

Ugo Lapointe a suggéré à la chef du gouvernement deux lectures pour le temps des Fêtes: le cahier des engagements électoraux du PQ sur les redevances minières, le régime des mines et la protection des citoyens et de l'environnement, et le rapport phare écologiste «Notre avenir à tous», de la Norvégienne Gro Harlem Brundtland, «un des modèles de Pauline Marois».

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