«Nouvelle loi 101»: première défaite du gouvernement Marois

Minoritaire, le gouvernement Marois a dû se plier... (La Presse Canadienne)

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Minoritaire, le gouvernement Marois a dû se plier à la volonté des oppositions libérale et caquiste. Toutes deux estiment que l'équipe ministérielle ne cherchait qu'à gagner des points politiques partisans en parcourant le Québec sur le thème «de la langue française menacée».

La Presse Canadienne

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(Québec) La commission parlementaire chargée d'entendre les Québécois sur la «nouvelle loi 101» se déroulera à l'Assemblée nationale plutôt qu'aux quatre coins du Québec. C'est une première défaite pour le gouvernement Marois dans ce dossier.

Les partis d'opposition ont remporté une première bataille avant même le lancement officiel des hostilités politiques. Ils ont refusé la «commission parlementaire itinérante» que réclamait le gouvernement du Parti québécois. Ils ont jeté le plan de départ à la poubelle.

Minoritaire, le gouvernement Marois a dû se plier à la volonté des oppositions libérale et caquiste. Toutes deux estiment que l'équipe ministérielle ne cherchait qu'à gagner des points politiques partisans en parcourant le Québec sur le thème «de la langue française menacée».

Il faut dire que les commissions parlementaires «itinérantes» sont rares. Elles sont même l'exception.

Les Québécois se souviennent de la commission spéciale «sur la question de mourir dans la dignité», qui avait tenu des audiences dans plusieurs villes québécoises. Mais comme son nom l'indique, elle était «spéciale».

Les auditions publiques sur le projet de loi 14 débuteront le 12 mars prochain et se tiendront donc à l'Assemblée nationale. Prix de consolation pour le gouvernement : dès le 12 février, les citoyens et les organismes pourront répondre à un questionnaire qui sera mis en ligne sur le site du Parlement québécois.

De tous les horizons

Le gouvernement Marois est critiqué tant du côté nationaliste que du côté fédéraliste depuis qu'il a déposé le projet de loi 14, mercredi.

Le libéral Marc Tanguay craint la création d'une «forme de police linguistique politique». À l'instar de plusieurs représentants d'entreprises, il redoute les «lourdeurs réglementaires».

La semaine dernière, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a affirmé que le projet de loi 14 n'«est sûrement pas la meilleure façon d'attirer des investissements au Québec».

Si la nouvelle loi 101 est adoptée sans modification, ses principales dispositions s'appliqueront aux entreprises comptant de 26 à

49 employés, alors que seules celles de 50 employés et plus doivent aujourd'hui se conformer à la Charte de la langue française.

Cet élargissement n'est qu'un strict minimum pour bien des péquistes. Pour eux, le gouvernement du Parti québécois a opté pour de trop timides ajustements. L'ex-ministre péquiste Pierre Curzi est par exemple déçu qu'il ait renoncé à appliquer la nouvelle loi 101 au réseau collégial.

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