Le comité des «sages» n'examinera pas les nominations de l'ère Landry

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(Québec) Le comité chargé d'examiner les critères pour recruter de hauts dirigeants «en provenance de l'extérieur de la fonction publique» ne se penchera pas sur les nominations partisanes faites sous le gouvernement péquiste de Bernard Landry.

Lundi, lors d'une conférence de presse à Saint-Pierre, sur l'île d'Orléans, dans sa circonscription de Charlevoix, la première ministre Pauline Marois a fourni cette précision : seules les désignations effectuées pendant les neuf ans de règne du libéral Jean Charest feront l'objet de l'examen.

Interrogée par les journalistes, Mme Marois a indiqué que le «comité des sages» ne remontera pas plus loin dans le temps que 2003 lorsque le Parti libéral du Québec a pris le pouvoir. «Dix ans, ça m'apparaît raisonnable pour voir ce qui s'est passé.»

La première ministre a soutenu qu'elle n'est «pas intéressée par le passé». Elle a, par contre, réitéré, sur un ton accusateur, que ses conseillers ont répertorié «une cinquantaine de cas [de membres du personnel politique du Parti libéral du Québec (PLQ) nommés] avec garantie d'emploi à vie».

Or, le PLQ a dressé des listes de péquistes qui ont accédé à un tel statut. Les libéraux suggèrent qu'ils n'ont rien inventé et le procédé ne relève pas du scandale.

Les compilations qu'ils ont effectuées comprennent les noms d'une vingtaine de chefs de cabinets péquistes, dont Nicole Stafford, qui dirige en ce moment celui de Pauline Marois. Bernard Landry l'avait nommée, en 2001, déléguée du Québec à Bruxelles. Dans certains des cas mentionnés, la nomination est venue 20 ans après le passage dans une équipe politique.

En point de presse, la première ministre a soutenu que ce n'est pas pour éviter d'être embarrassée par son prédécesseur au Parti québécois (PQ) que le mandat du comité s'arrête à 2003. «Je peux vous dire que notre feuille de route [au Parti québécois] est pas mal exemplaire», a-t-elle lancé.

La semaine dernière, son entourage a laissé entendre que Jean Charest a nommé sous-ministre des politiques qui étaient sans diplôme. Pauline Marois ne l'a pas nié, mais elle a mentionné que le comité ne remettra pas en question ces nominations.

«Nous ne voulons pas lancer une chasse aux sorcières, a commenté Mme Marois. [...] Nous voulons mettre en lumière qu'il y a des règles à respecter. Quelles sont les exigences pour les gens, qui sont dans la haute fonction publique ou qui veulent y entrer, [pour aspirer] à des fonctions de haut niveau?»

Mardi, la chef du gouvernement a dû faire marche arrière devant le tollé provoqué par la double nomination de l'ex-chef du PQ André Boisclair, à titre de délégué général du Québec à New York, mais avec le statut de sous-ministre adjoint aux Affaires internationales. En convenant de retirer la permanence à André Boisclair, Mme Marois a annoncé la création du groupe «sur les conditions d'emploi des titulaires en provenance de l'extérieur de la fonction publique».

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