Vendredi, au traditionnel bilan de fin de session parlementaire, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) s'est montré résigné. «Je suis un gars pragmatique, un comptable, a établi le caquiste. Je ne vois pas le Parti québécois [PQ] ou le Parti libéral du Québec [PLQ] souhaiter ou poser des gestes pour avoir des élections, en 2013.»
Le fondateur de la CAQ a précisé qu'il ne tentera pas de faire tomber le gouvernement en toutes occasions. «Quand c'est bon pour les Québécois, comme la loi sur le placement syndical, nous voterons pour [le gouvernement Marois], a illustré M. Legault. Quand c'est mauvais, nous voterons contre.»
François Legault a accusé le gouvernement Marois d'être une équipe «déconnectée» de la population, un «vieux parti», qui a jeté «à la poubelle ses promesses» électorales relevant de «la science-fiction». Il a reproché à la première ministre un «manque de jugement» à répétition, l'illustrant par la double nomination dont elle a finalement déchu André Boisclair.
Jean-Marc Fournier, qui dirige par intérim le PLQ depuis le départ de Jean Charest, a affirmé que «c'est impossible» de prédire si le gouvernement péquiste survivra à 2013. Avec ou sans nouveau chef, «ça ne veut pas dire qu'on [le PLQ] a le doigt sur le bouton» pour une élection.
Selon le député de Saint-Laurent, le message envoyé par les Québécois, le 4 septembre, c'est «vous êtes 125 [députés], travaillez ensemble, on ne recommencera pas ça demain matin», une élection générale.
Bilan noir
Le chef de l'opposition officielle a tracé un bilan tout en noir de l'action gouvernementale. «Un gouvernement de l'incompétence et de la manigance», a-t-il martelé, dénonçant aussi bien la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2, «sans même avoir les études en main», que le «dépôt des crédits».
La cochef de Québec solidaire Françoise David a insisté sur le fait que «personne ne souhaite une élection au printemps». Les solidaires n'ont pas été impressionnés par le gouvernement péquiste. Amir Khadir a reproché au PQ d'avoir laissé tomber «ses promesses les plus progressistes». Pourtant, a laissé entendre l'élu de Mercier, «le Parti libéral n'est pas en mesure d'aller en élections».