Visite de Daniel Breton au BAPE: le PQ garde en vie l'idée d'une commission

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Le député péquiste Scott McKay

Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes

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(Québec) Contre toute attente, c'est le PQ qui maintient en vie l'idée d'une commission parlementaire sur la «visite de courtoisie» qu'a effectuée l'ex-ministre Daniel Breton au BAPE. Parce qu'il croit que les libéraux sont en train de «s'embourber» avec leur requête et qu'il veut les faire mal paraître.

Mercredi, le député du Parti québécois (PQ) Scott McKay a indiqué que sa formation politique laisse les choses suivre leur cours pour démontrer la mauvaise foi des libéraux.

La veille, à la séance de travail pour préparer des audiences où Daniel Breton devait à l'origine s'expliquer, M. McKay aurait pu engager une démarche pour rendre caduque la convocation du ministre déchu.

«J'aurais pu clore le débat, a admis le député péquiste de Repentigny. [...] Mais nous n'avons pas choisi cette option parce que nous pensons que les libéraux vont s'empêtrer dans cette espèce de débat, a-t-il poursuivi.

«Nous pensons que leur acharnement thérapeutique sur Daniel Breton dégoûte bon nombre de Québécois. C'est en train de se revirer contre eux. Nous laissons rouler la balle un peu. Si nous nous apercevons que ça devient trop ridicule, nous avons toujours la possibilité de faire arrêter ça.»

M. McKay a nié que le PQ n'agit que par calcul politique. À son avis, l'examen parlementaire ne peut plus faire tort à Daniel Breton, convoqué devant ses pairs pour s'être présenté au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), le 24 octobre. Selon le Journal de Québec, l'élu a alors menacé d'appeler les commissaires lorsqu'ils signeraient des rapports qui lui déplairaient.

«Les souffrances de M. Breton sont terminées», a lancé Scott McKay. Il a fait allusion à la démission de son collègue du cabinet Marois après les révélations sur son passé de mauvais payeur. «Il n'est plus ministre de l'Environnement. Il n'est plus dans l'équation.»

Croisé à l'Assemblée nationale, le critique de la Coalition avenir Québec François Bonnardel a indiqué qu'il n'arrive pas à comprendre le PQ dans ce dossier. Le caquiste maintient que la commission parlementaire «n'a plus sa raison d'être» depuis que l'ex-militant écologiste Daniel Breton est devenu simple député.

Le chef par intérim du Parti libéral du Québec a confirmé qu'il souhaite toujours un examen parlementaire. Jean-Marc Fournier s'est amusé des propos du péquiste McKay.

«J'ignore ce que le gouvernement Marois veut ou ne veut pas [pour faire mal paraître le PLQ]. Tout ce que nous voulons, c'est savoir ce qui s'est passé» au Bureau des audiences publiques sur l'environnement, où, a-t-il terminé, «une version veut qu'il y a maintenant un climat de peur. Nous allons nous battre pour un BAPE crédible et indépendant».

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