Campagne électorale: Charest a dépensé plus en publicité que Marois

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Jean Charest pendant la dernière campagne électorale

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Annie Mathieu
Le Soleil

(Québec) Lors du dernier scrutin, l'ex-chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, a dépensé dans sa circonscription près de trois fois plus en publicité que sa rivale du Parti québécois, Pauline Marois.

C'est ce que révèlent leurs rapports de dépenses électorales déposés auprès du Directeur général des élections du Québec (DGEQ) et consultés par Le Soleil.

Tous les candidats avaient jusqu'à lundi, minuit, pour fournir la liste des frais qu'ils ont engagés pour se faire élire le 4 septembre et qu'ils réclament auprès de l'organisme. Chacun d'entre eux se voit autoriser un montant en fonction du nombre d'électeurs qu'ils représentent dans leur circonscription.

Sur une somme permise de 62 000 $ dans sa circonscription de Charlevoix, Pauline Marois en a dépensé près de 37 000 $, dont environ 14 000 $ en publicité. De son côté, Jean Charest avait droit à Sherbrooke à 60 000 $. Il a utilisé presque la totalité de ce montant, soit 57 000 $, dont 39 000 $ pour la publicité.

Selon la porte-parole du DGE, Cynthia Gagnon, nombre de facteurs peuvent expliquer ces différences. «Il y a toujours une possibilité pour le parti d'assumer une partie ou toutes ces dépenses», souligne-t-elle. Le coût du placement publicitaire peut également varier selon les régions.

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, celui d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, ainsi que la coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David, et son ex-collègue à cette tâche, Amir Khadir, ont tous remis des rapports de dépenses de 0 $. C'est aussi le cas de tous les candidats de ces trois partis pour lesquels nous avons demandé des données.

En vertu de la loi électorale, les dépenses d'un candidat ne sont pas remboursées si celui-ci n'obtient pas 15 % des suffrages dans sa circonscription. Mais le parti qui a obtenu 1 % des votes valides dans l'ensemble des circonscriptions où il présente des candidats obtient un remboursement de ses dépenses électorales, explique Mme Gagnon.

Dans Taschereau

Dans la circonscription de Taschereau, les candidats avaient un plafond d'un peu plus de 61 000 $. Sur cette somme, la députée péquiste Agnès Maltais a utilisé près de 58 000 $, dont 26 000 $ en publicité. Son rival, l'ex-ministre libéral Clément Gignac, a pour sa part dépensé environ 60 000 $, dont près de 44 000 $ en publicité.

Parmi les candidats libéraux de la région pour lesquels nous avons demandé de voir les rapports, il s'agit du plus important montant investi à ce poste de dépense. Par exemple, Yves Bolduc (Jean-Talon) a investi près de 28 000 $ en publicité, Sam Hamad (Louis-Hébert), 32 000 $ et André Drolet (Jean-Lesage), 35 000 $.

Chez les têtes d'affiche péquistes, Léo Bureau-Blouin (Laval-des-Rapides) est celui qui a engagé le plus de sommes en publicité, soit 22 000 $, alors que Jean-François Lisée (Rosemont) a investi 13 000 $ et Pierre Duchesne (Borduas), 12 000 $.

Les biens et services, comme la consultation d'experts informatiques ou l'ameublement de bureau, représentent le deuxième poste de dépense le plus important pour l'ensemble des candidats.

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