La nomination d'André Boisclair décriée à l'unanimité

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La Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti libéral du Québec ont souligné qu'ils ne remettent pas en question les compétences d'André Boisclair pour occuper le poste à New York.

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(Québec) Le traitement d'exception accordé à André Boisclair est «franchement indécent», affirme Québec solidaire. Libéraux et caquistes, eux, dénoncent le manque de transparence du gouvernement qui a nommé l'ancien chef du PQ au poste de délégué du Québec à New York, mais passé sous silence le fait qu'il devient en même temps sous-ministre.

Mardi, les conditions d'embauche faites à M. Boisclair ont soulevé l'ire des formations siégeant à l'Assemblée nationale. C'est la solidaire Françoise David qui a porté le jugement le plus sévère.

«C'est ce qu'on peut appeler le beurre et l'argent du beurre» que pourra avoir M. Boisclair, a-t-elle lancé. «Franchement, on trouve que c'est indécent.»

La députée de Gouin a souligné que le traitement réservé à l'ex-chef péquiste est dévoilé au moment où «le gouvernement du Québec dit à la classe moyenne et même aux gens les plus pauvres de se serrer la ceinture».

Mme David a demandé à André Boisclair de «renoncer à la double fonction. Délégué général, c'est bien payé. Beau poste, avantages sociaux. Il nous semble que c'est bien suffisant.»

Manque de transparence

La Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti libéral du Québec ont souligné qu'ils ne remettent pas en question les compétences d'André Boisclair pour occuper le poste à New York.

Le leader de la CAQ, François Legault, a condamné «le manque de transparence» du gouvernement. «Je pense», a-t-il dit en faisant allusion à la double retraite (ex-élu et maintenant mandarin dans la fonction publique), «que les gens qui vont travailler, ce matin, sont vraiment choqués de voir ce qui s'est passé».

Le leader parlementaire caquiste, Gérard Deltell, a critiqué en Chambre «une nomination inédite. C'est scandaleux», a-t-il lancé. Il en a profité pour décocher une flèche contre le PLQ. «Même les libéraux [de Jean Charest...] champions des nominations partisanes n'étaient pas allés aussi bas que ça.»

En mêlée de presse, le chef libéral par intérim, Jean-Marc Fournier, a soulevé qu'à son avis, «la question est [de savoir] pourquoi on nous l'a caché? Nous avons un vice-premier ministre qui n'était même pas au courant», a-t-il indiqué en faisant référence au vétéran péquiste François Gendron.

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