Démission de Breton: contradictions au cabinet de Marois

Pauline Marois... (La Presse Canadienne)

Agrandir

Pauline Marois

La Presse Canadienne

Partager

(Québec) La première ministre et sa directrice des communications ont été prises en flagrant délit de contradiction. Pauline Marois n'a jamais su que Daniel Breton avait été un mauvais payeur, contrairement à ce que Shirley Bishop a affirmé aux médias.

Le départ de M. Breton du Conseil des ministres n'a pas calmé les attaques des libéraux et des caquistes. Les versions contradictoires ont jeté de l'huile sur le feu.

En Chambre, la chef du gouvernement a insisté sur le fait que l'enquête de sécurité sur les candidats au poste de ministre de même que les vérifications effectuées par son entourage n'ont rien trouvé qui disqualifiait M. Breton pour la fonction de ministre. Mais, a-t-elle insisté, ce dernier ne l'a pas prévenue qu'il avait été évincé d'un logement pour non-paiement d'un loyer, pendant un an.

Cela contredit les indications données, mercredi, en soirée, par Mme Bishop. Cette dernière a notamment affirmé au Devoir que sa patronne était au courant des loyers impayés et qu'il s'acquitterait de ses dettes.

Aux journalistes, Pauline Marois a de nouveau juré qu'elle ne savait rien de cette affaire. «Mme Bishop venait d'avoir l'information dans les heures qui précédaient. Je crois qu'elle imaginait que je le savais, à ce moment-là.»

Erreur de bonne foi

Lors d'un entretien téléphonique, la directrice des communications a plaidé l'erreur de bonne foi. Elle a soutenu n'avoir appris «le problème avec son loyer» que mardi. «J'ai cru» que Mme Marois était au courant. Shirley Bishop a indiqué que c'est en écoutant les nouvelles de TVA qu'elle a appris «l'ampleur de la dette», soit 8000 $.

Lors des vérifications précédant son assermentation, Daniel Breton a mentionné qu'il n'avait pas payé toutes ses contraventions pour excès de vitesse, a aussi révélé la première ministre. «On lui a demandé fermement : "Tu payes tout de suite"», a-t-elle précisé aux médias. «"Tu ne peux être nommé ministre si tu ne les as pas payées"», a-t-elle indiqué, en ne pouvant étouffer un rire.

Les explications ont attisé le feu ennemi. Le critique libéral Pierre Paradis a accusé la première ministre d'avoir «changé l'histoire. Ce [jeudi] matin, ce n'est plus [une vieille affaire de fraude à] l'assurance chômage, c'est le logement [...] non payé» dont elle n'est pas au courant.

Pour le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, l'affaire démontre une faille dans les enquêtes de sécurité. «Comment, à l'avenir, va-t-elle s'assurer qu'une condamnation comme celle-là [une éviction ordonnée par la Régie du logement], ça lui vienne aux oreilles avant de nommer un ministre?» a-t-il lancé pendant que le caquiste François Bonnardel exigeait la divulgation du rapport de sécurité sur l'ancien ministre de l'Environnement.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer