Pensions alimentaires amputées: les partis unanimes à vouloir régler l'«injustice»

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La ministre Agnès Maltais a cependant refusé de se fixer quelque échéancier que ce soit dans ce dossier.

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(Québec) Les pensions alimentaires ne doivent plus être amputées des prestations d'aide sociale, affirment désormais tous les partis politiques représentés à l'Assemblée nationale. C'est une première. Mais le dossier est encore très loin d'être réglé.

Québec solidaire a convaincu, mercredi, non seulement le gouvernement du Parti québécois, mais aussi l'opposition libérale et la Coalition avenir Québec d'appuyer une résolution exigeant que cette «injustice» soit corrigée. La formation de gauche évalue à 40 millions$ le coût de cette correction.

Le texte de la motion demande que «le gouvernement du Québec agisse avec diligence et équité afin que les pensions alimentaires pour enfants cessent d'être traitées comme un revenu pour le parent créancier dans le calcul des prestations d'aide sociale, ainsi que d'admissibilité à l'aide juridique, à l'aide financière aux études et au soutien au logement».

La cochef de Québec solidaire, Françoise David, a, de plus, déposé un projet de loi sur le sujet. Il s'inspire de deux projets de loi présentés par le Parti québécois lorsqu'il était dans l'opposition.

«Je vais y donner suite»

«Nous devons remettre de l'ordre dans les finances publiques, mais je n'oublie pas que nous avons pris des engagements», a affirmé la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, Agnès Maltais. «Je vais y donner suite, et nous allons apporter des solutions conséquentes.»

La ministre Maltais a cependant refusé de se fixer quelque échéancier que ce soit dans ce dossier. Elle ne s'est pas engagée à régler le problème d'ici juin, comme le lui a demandé Françoise David.

Pour les personnes vivant d'aide sociale, les pensions alimentaires pour enfants sont considérées comme un revenu de travail. Elles sont en bonne partie amputées de leurs prestations de dernier recours.

«Les familles monoparentales à l'aide sociale ne touchent que 100$ par mois par enfant de la pension alimentaire pour enfant versée par le parent non gardien», rappelle la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec. La Fédération ajoute que les pensions alimentaires sont également calculées comme un revenu dans les programmes d'aide au logement, ainsi qu'à l'Aide juridique, «ce qui a pour effet de réduire l'accessibilité à ces mesures», insiste-t-elle.

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