Le drapeau canadien restera en place à l'Assemblée nationale

Le chef de la Coalition avenir Québec, François... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

Agrandir

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, ainsi que ses 18 députés, qu'on voit ici au moment de leur assermentation en septembre, voteront pour le maintien de l'unifolié à l'Assemblée nationale.

Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes

Partager

(Québec) La messe paraît dite. À moins d'un improbable revirement, une majorité de députés de l'Assemblée nationale voteront la semaine prochaine en faveur du maintien du drapeau canadien au Salon rouge.

Aux élus de trancher! a statué, mercredi, le président du Parlement québécois. Ce sont donc les députés qui décideront, très officiellement, et par vote, si l'unifolié doit être «retiré de la salle du Conseil législatif en tout temps lors des travaux parlementaires». Une première.

La consultation se déroulera mercredi. Tout ce qui pourrait l'empêcher, à ce stade-ci, serait que les partis politiques s'entendent entre eux sur cette question, alors qu'ils sont divisés et que chacun a déjà campé sa position.

Ils auront une discussion aujourd'hui à ce sujet. Mais personne ne se faisait d'illusion sur la suite des choses, mercredi soir.

Le recours à un tel vote est «exceptionnel», a reconnu le président Jacques Chagnon, qui a refusé de trancher lui-même le litige.

L'annonce de ce vote est la réponse qu'il a apportée aux demandes contradictoires formulées par le gouvernement du Parti québécois et l'opposition libérale.

Les jeux sont faits

Plus que probable, le vote de mercredi, peut-on déjà annoncer, ne réservera aucune surprise. Pas après la décision prise, mercredi, par le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, de voter pour le maintien de l'unifolié à l'Assemblée nationale. Il a assuré que ses 18 députés voteront en bloc derrière lui.

«L'équilibre qu'on a atteint est le bon», a fait valoir le chef caquiste. «Au Salon bleu, on a seulement le drapeau du Québec et dans le Salon rouge, les deux drapeaux.»

François Legault a nié qu'un député comme Daniel Ratthé, qui vient du Parti québécois, soit mal à l'aise devant cette situation. Juste avant que son chef ne s'exprime devant les journalistes, le député a confié qu'il serait «solidaire de la décision du parti».

Si le vote a bel et bien lieu, comme on peut le croire, les voix des caquistes et des libéraux dépasseront celles qu'obtiendront les péquistes, même avec l'appui des deux élus de Québec solidaire.

Jeudi dernier, le whip en chef du gouvernement, Yves-François Blanchet, a écrit au président de l'Assemblée nationale pour lui demander de remiser l'unifolié du Salon rouge. Il a noté qu'il n'y a pas toujours été; que c'est le premier ministre libéral Robert Bourassa qui l'y a placé en 1985.

Le lendemain, le whip en chef des libéraux, Laurent Lessard, a pris sa plume pour dire à Jacques Chagnon qu'il ne devait pas accéder à la requête gouvernementale.

«La présence du drapeau canadien n'est pas accessoire, c'est un signe d'appartenance à notre fédération et un symbole de l'identité canadienne.»

Pour le péquiste Yves-François Blanchet, il y a maldonne. Le fleurdelisé serait perçu, à tort, dit-il, comme un «symbole de la souveraineté» par les libéraux, alors qu'il est un «symbole national».

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer