Contrats publics: Régis Labeaume devant les parlementaires

Le maire de Québec, Régis Labeaume... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Le maire de Québec, Régis Labeaume

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Régis Labeaume se présentera aujourd'hui devant la commission parlementaire qui étudie la Loi sur l'intégrité en matière de contrats publics. Il y dénoncera vraisemblablement de nouveau la règle du plus bas soumissionnaire imposée aux municipalités.

Le maire de Québec se présentera vers 11h accompagné du vice-président du comité exécutif, François Picard, et du directeur général de la Ville de Québec, Alain Marcoux, aux audiences de la Commission des finances publiques qui étudie le projet de loi 1 du nouveau gouvernement péquiste.

La façon dont sont octroyés les contrats publics est depuis longtemps dans la mire de Régis Labeaume, a rappelé mercredi son attaché de presse, Paul-Christian Nolin.

«Avec la table Québec-municipalité, on a mis beaucoup d'efforts là-dessus», a-t-il indiqué.

«Le maire a toujours été constant. Il a été l'un des premiers à dénoncer et à dire qu'il faut modifier nos façons de faire», a poursuivi M. Nolin, sans toutefois dévoiler le contenu ou le ton du mémoire que défendra la Ville de Québec.

Cette «constance» du maire, elle risque toutefois de se retrouver dans les critiques que Régis Labeaume a maintes fois formulées quant à la règle du plus bas soumissionnaire. Dès 2009, il avait d'ailleurs écrit au ministre des Affaires municipales de l'époque, Laurent Lessard.

Soupçons de collusion

Il y proposait de pouvoir négocier le prix dans un cas où il y aurait des soupçons de collusion. «Il pourrait donc, écrivait-il, être approprié de voir un assouplissement dans la loi permettant de négocier le prix avec le plus bas soumissionnaire sans changer les autres conditions du contrat, notamment lorsque l'on juge que les prix sont trop élevés, disproportionnés ou encore ne reflètent pas un juste prix.»

Dans sa missive, M. Labeaume proposait aussi au ministre de prévoir des dispositions pour «sanctionner des entreprises à l'occasion de futurs contrats si celles-ci avaient été trouvées délinquantes ou si elles avaient participé à une collusion ou à un cartel».

L'an dernier, M. Labeaume avait aussi mis en question publiquement la règle du plus bas soumissionnaire lorsqu'il avait salué le geste de la mairesse de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau. Celle-ci avait dénoncé son impuissance à empêcher les entreprises liées au crime organisé de remporter des soumissions publiques.

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