Un «compromis» pour le drapeau canadien à l'Assemblée nationale

Chercheur en écologie marine et professeur émérite à... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Chercheur en écologie marine et professeur émérite à l'Université Laval, Edwin Bourget a reçu mardi des mains du ministre  de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne, un des Prix du Québec. Puisqu'il s'agissait d'une «activité gouvernementale», seul le drapeau du Québec trônait dans le Salon rouge de l'Assemblée nationale.

Le Soleil, Steve Deschênes

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(Québec) Après des semaines de flottement, le gouvernement du Parti québécois a finalement campé sa position sur la présence ou non du drapeau canadien au parlement du Québec. Jusqu'à nouvel ordre, l'unifolié sera présent lors d'activités parlementaires ou relevant de l'Assemblée nationale. Mais attention : il sera retiré lors d'activités gouvernementales à proprement parler.

Comment distinguer les unes des autres? D'abord, il faut savoir qu'un seul drapeau canadien se dresse à l'Assemblée nationale. Il se trouve dans la salle du Conseil législatif du parlement, communément appelée le «Salon rouge».

Deux exemples tout chauds permettent d'indiquer la pratique qu'instaurera le gouvernement de Pauline Marois - et de distinguer les deux grands types d'activités, a-t-on expliqué au Soleil, mercredi.

Lundi, l'unifolié était bien en évidence au Salon rouge, où des députés de toutes les formations politiques étaient réunis pour la première commission parlementaire depuis l'élection du Parti québécois. Le drapeau canadien se dressait, à sa place habituelle, à côté de celui du Québec pendant que les élus planchaient sur le projet de loi 1 sur l'intégrité. Une commission parlementaire est une activité... parlementaire.

Mardi, l'unifolié avait disparu de la même salle lors de la remise des Prix du Québec, un événement présidé par la première ministre Pauline Marois. Seul le drapeau du Québec trônait dans la salle pour cette «activité gouvernementale».

Aucune annonce officielle ne sera faite sur cette nouvelle façon de procéder, qui, pour certains, ressemble à un «compromis».

L'information a été confirmée au Soleil par le cabinet de la première ministre, mercredi.

VA-ET-VIENT

Un autre péquiste avec qui Le Soleil s'est entretenu a glissé que le gouvernement n'a pas prononcé son dernier mot dans cette affaire; qu'il n'est pas dit que le drapeau canadien ne sera pas retiré, un jour, du Salon rouge «même lors d'activités parlementaires».

Le gouvernement de Pauline Marois avait soulevé un tollé chez des fédéralistes en retirant l'unifolié de l'auguste salle rouge lors de l'assermentation de ses 54 députés, en septembre. L'unifolié entre et sort du Salon rouge au gré du pouvoir que s'échangent libéraux et péquistes, rappelait Le Soleil mardi. C'est ainsi depuis que le libéral Robert Bourassa l'a imposé en 1985.

Le péquiste Jacques Parizeau l'a retiré en devenant premier ministre, en 1994. Jean Charest l'a hissé de nouveau au Salon rouge lorsqu'il a chassé le péquiste Bernard Landry du poste de premier ministre, en 2003.

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