Labeaume ne s'ennuiera pas du maire Vaillancourt

Régis Labeaume (accompagné des conseillers Sylvain Légaré et... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Régis Labeaume (accompagné des conseillers Sylvain Légaré et Odette Simoneau) a même avoué que le maire Vaillancourt était la raison du retrait de Québec de l'Union des municipalités du Québec en novembre 2010.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Le maire de Québec, Régis Labeaume, ne s'ennuiera pas de son homologue de Laval, Gilles Vaillancourt, qui a quitté la vie politique vendredi dans une odeur de scandale après 23 années passées à la tête de la troisième plus grande ville du Québec.

«On ne s'ennuiera pas!» a lancé spontanément le maire Labeaume en point de presse après avoir annoncé des investissements de 8,5 millions$ pour la construction d'une palestre de gymnastique à Charlesbourg.

«Ce qui s'est passé à Laval nous fait tellement mal depuis tellement d'années. Il y avait des rumeurs là-bas depuis très longtemps. Son départ fera beaucoup de bien à la politique municipale. Les 99 % des maires qui sont honnêtes vont arrêter d'écoper pour ceux qui ne le sont pas», a-t-il enchaîné en faisant référence aux cas de corruption rapportés depuis deux ans à Laval.

La cause du départ

Régis Labeaume a même avoué que le maire Vaillancourt était la raison du retrait de Québec de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) en novembre 2010. «Ça fait cinq ans que je me retiens, mais maintenant je peux en parler. Si on est partis de l'UMQ, c'est à cause de lui! On trouvait que Gilles Vaillancourt en menait trop large à l'UMQ. Il avait une trop grande emprise sur l'organisation.»

À l'époque, le maire de Québec avait estimé que le nouveau président de l'UMQ, le maire de Saint-Jérôme Marc Gascon, n'avait pas accepté d'apporter des correctifs à son administration, déplorant entre autres des pratiques douteuses et un manque de transparence. «J'avais été le seul à voter contre le maire de Saint-Jérôme», rappelait Régis Labeaume.

Porte ouverte

Gascon avait démissionné de la présidence quelques jours plus tard, mais ce n'avait pas été suffisant pour ramener Québec dans le giron de l'UMQ. Le maire Labeaume a toutefois déclaré samedi que le départ de Gilles Vaillancourt pourrait ouvrir la porte à un retour éventuel de la capitale à l'UMQ.

«Ce n'est pas évident de revenir dans un organisme quand tu l'as quitté, mais le départ de Gilles Vaillancourt change la donne», a-t-il déclaré, assurant de sa confiance le président actuel de l'UMQ, le maire de Rimouski Éric Forest.

«M. Forest est un excellent président et j'ai confiance en lui. La Ville de Québec va aider le président de l'UMQ», a poursuivi le maire Labeaume. «Dorénavant, je pense qu'il faut faire la démonstration de l'utilité de l'UMQ. Il faudrait aussi un bureau de l'UMQ à Québec. Ça en prend un, car on payait cher notre adhésion.»

Lors de son départ de l'UMQ en 2010, le maire de Québec s'était indigné du fait que l'UMQ ne comptait aucun employé à Québec, une situation qui durait depuis quelques années déjà.

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