«J'ai dit: "C'est la chefferie ou la mairie". Je vous dis aujourd'hui que ce n'est pas la chefferie», a annoncé le député de Bourassa, mercredi, aux côtés de son chef Bob Rae.
Depuis déjà plusieurs mois, Denis Coderre admettait jongler avec l'idée de se lancer dans la course à la direction du Parti libéral du Canada (PLC) et celle de se porter candidat à la mairie de Montréal. Il devrait annoncer officiellement ses intentions le 9 novembre lors d'un souper-spaghetti à Montréal-Nord.
Devant les médias, il a mis fin au suspense mercredi, après avoir avisé ses collègues libéraux réunis en caucus. Il s'est engagé à conserver ses responsabilités de député jusqu'à l'issue de la course au PLC, en avril 2013.
«Je me suis dédié totalement à ce parti et à mon pays depuis les 30 dernières années. Je suis avant tout député de Bourassa. J'aurais pu aujourd'hui dire "je m'en vais", mais je pense qu'il faut être aussi loyal à son parti et il faut avoir un certain sens du devoir», a-t-il signalé.
Son annonce survient au moment où l'actuel maire de la métropole québécoise est éclaboussé par des révélations sur le financement de son parti à la commission Charbonneau. Tout porte ainsi à croire que Gérald Tremblay ne sollicitera pas un nouveau mandat, laissant le champ libre à M. Coderre.
«Montréal mérite mieux»
«Je pense que Montréal mérite mieux (...) J'adore Montréal et c'est clair que je trouve désolant ce qui se passe. Mais on va laisser faire le travail de la Commission, on va laisser faire les gens dans leur propre juridiction», a-t-il noté.
Il n'a cependant pas voulu dire s'il pensait que M. Tremblay devrait démissionner.
«C'est une situation très inconfortable, mais c'est à lui à la prendre [sa décision]», a-t-il tranché.
Âgé de 49 ans, Denis Coderre est député de la circonscription montréalaise de Bourassa depuis 1997. Dans le gouvernement de Jean Chrétien, il a été tour à tour responsable du Sport amateur, de l'Immigration et de la Francophonie.
Fervent utilisateur de Twitter, à l'aise devant les caméras et amateur de figures de style imagées, il est sans conteste l'un des députés fédéraux les plus connus du grand public québécois.
S'il avait choisi de se lancer dans la course à la chefferie du PLC, il aurait eu à affronter un autre député montréalais très médiatisé, Justin Trudeau.